CARACTERES DE L'ACTIVITE SOCIO-ECONOMIQUE DU CANTON DE FAYENCE

Le canton de Fayence se compose de 8 communes qui se situent de part et d'autre du grand axe de circulation que constitue la route départementale RD562 de Grasse à Draguignan. Cette route emprunte la dépression entre le permien et le trias au Sud et le piémont des alpes constitués de terrains jurassiques et crétacés au Nord. Cette dépression appelée "la plaine" par les locaux, la route Grasse-Draguignan qui l'emprunte, et toutes les routes d'accès au canton qui y convergent, constituent l'espace le plus favorable pour l'implantation d'activités économiques.

Les quatre communes de Montauroux, Callian, Tourrettes et le Chef lieu Fayence, d'Est en Ouest, constituent ainsi le noyau du canton du fait qu'une partie importante de leurs territoires s'étend de part et d'autre de cet important axe de transit. On remarquera que les 2 communes de Fayence et de Tourrettes constituent un ensemble homogène comme le montre cette carte.

Les 4 autres communes St Paul en Forêt, Seillan, Mons et Tanneron, ont une position périphérique par rapport aux 4 communes noyau. À l'extrêmité Sud-Est, Tanneron aux confins du département du Var; à l'extrêmité Nord-Ouest, Seillans; au Nord Mons et au Sud St Paul en Forêt. Voir carte.

La superficie et la population du canton et de ses communes ainsi que son évolution entre les recensements de 1982, 1990 et 1999, sont données sur ce tableau.

La structure du canton a pour origine l'histoire de ces communes toutes liées à la commune de Callian. Le découpage administratif des départements, et à l'intérieur de ceux-ci des cantons, remonte au 19ème siècle. Les communes qui constituent le canton de Fayence en 2005 étaient alors beaucoup plus rurales.

L'activité économique est principalement concentrée sur les 4 communes du noyau du canton, Montauroux, Callian, Tourrettes et Fayence avec comme espace "la plaine" et comme axe la RD562 reliant Grasse et Draguignan. Elle se caractérise comme suit :

Les activités économiques traditionnelles et historiques des communes du canton (agriculture, productions florales pour les parfumeries) ont fortement décliné au cours de la période des années 1955-1982, à cause des modifications profondes de la structure socio-économique du pays: progression de la population des villes, exode rural, progrès technologiques, concentration des activités de production dans les régions de plaines et péri-urbaines et concentration des marchés consommateurs dans et à proximité des villes.

Cette évolution est à présent achevée. En effet, on a vu depuis 1982, un retour de la population sur le canton. Les causes en sont probablement, l'augmentation de la richesse en général, la généralisation de l'électricité, la disponibilité du gaz naturel et du fioul pour le chauffage, l'amélioration des adductions d'eau, l'usage de la voiture personnelle, et tous les progrès techniques qui affectent nos activités culturelles et de loisir; tout ces éléments font de notre société une société de consommation de masse, situation sans précédent dans l'histoire humaine, sur laquelle je m'étends par ailleurs.

Le retour de la population sur le canton; une population très différente de celle d'origine.

C'est une population très différente de celle d'origine, principalement agricole, qui se déplaça vers les villes dans les années 1960-1980. Il s'agit d'une population de résidence, qui s'ajoute à la population originelle restée au pays, et à laquelle s'ajoute une population d'actifs, travaillant dans les bassins d'emploi voisins, mais qui ont élu domicile dans une des communes du canton. Parmi celles-ci Montauroux est particulièrement prisée.

Voir ici l'évolution des constructions de logements et de locaux commerciaux depuis 1990.

De cette situation résulte une pression pour le développement d'infrastructures, transports et logistique, adduction d'eau, assainissement, écoles, équipements de loisir, culturels et sportifs. Et en même temps, une grande pression foncière pour permettre à toujours plus d'habitants intéressés de trouver à se loger. Ces deux pressions conjuguées s'exercent sur les communes par les besoins de révisions de plans d'occupation des sols, et par la hausse immodérée des prix immobiliers. La hausse immodérée des prix de l'immobilier tant en acquisition de terrains et de bâtiments construits, qu'en location, agit très défavorablement sur la population locale à revenus modestes ou faibles.

Comment maîtriser tout cela est un défi important pour toutes les communautés de ce canton, et pour leurs élus. Habitants, associations, élus actuels et futurs, il importe d'en être informés afin de pouvoir agir pour le mieux au cours du prochain mandat, après les élections municipales de 2008.


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Mis à jour le 24/08/2013