Ce document est l'exacte transcription au format html du document pdf officiel qui m'a été transmis par François Cavallier maire de Callian. Format html pour en réduire la taille et faciliter sa lecture sur Internet. NB: il s'agit d'un document de travail.

1. PREAMBULE

1.1. REMPLACEMENT DU POS PAR LE PLU

La commune de Callian est actuellement dotée d’un plan d’occupation des sols (POS) approuvé le 10 février 1988. L’approbation de la dernière révision date du 19 décembre 2001. Par ailleurs, plusieurs modifications ont eu lieu et ont été respectivement approuvés le 9 mars 2002, le 17 juillet 2003, le 1er mars 2005 et le 15 janvier 2007. La loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000 a très largement participé à modifier le droit et les documents d’urbanisme, dont certaines appellations sont revues: les schémas de cohérence territoriale (ScoT) succèdent aux schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), les plans locaux d’urbanisme (PLU) aux plans d’occupation des sols (POS) et les cartes communales aux modalités d’application du règlement national d’urbanisme. Pour autant le PLU reste proche cousin du POS, qui devra toujours fixer les règles générales et les servitudes relatives à l’utilisation du sol, comme auparavant devait le faire le POS, en intégrant toutefois de nouvelles préoccupations telles que la préservation de l’environnement, la mixité sociale, l’organisation commerciale ou les déplacements urbains. L’objectif de la réforme est double :

  1. simplifier en apportant plus de sécurité juridique (procédures d’élaboration moins compliquées, nouveau principe de zonage…) ;
  2. démocratiser (suppression de la phase de POS « rendu public » et de l’application anticipée, élargissement du champ de l’enquête publique et de la concertation…).

Dans l’esprit, il est à noter que le PLU est davantage un instrument de renouvellement urbain qu’un outil d’extension périphérique des villes.

1.2. DESCRIPTION ET LOCALISATION DU TERRITOIRE COMMUNAL

La commune de Callian se situe au niveau de l’extrémité Nord-Est du département du Var, quasiment en limite avec les Alpes-Maritimes. Elle appartient au canton du Pays de Fayence et dépend administrativement de l’arrondissement de Draguignan, la sous-préfecture départementale. D’un point de vue topographique, elle se situe à l’interface de deux grandes entités qui marquent le relief : le massif de l’Estérel au Sud et les premiers contreforts des pré-Alpes du Sud, au Nord.

Les contreforts de ces massifs génèrent de fortes variations de relief aux deux extrémités du territoire entre lesquelles se dessine une plaine, véritable épine dorsale en matière de développement et de fonctionnement urbain de la commune et, plus largement du Pays de Fayence. Au sommet de l’un de ses coteaux Nord, le village perché de Callian, centre névralgique de la commune, constitue un point d’appel majeur et surplombe ses environs encore fortement caractérisés par une activité agricole.

Les reliefs accidentés ne laissent que peu de place aux espaces agricoles ouverts et sont donc très largement occupés par la forêt. Pour ce qui est de la plaine, ses faibles pentes permettent le développement de milieux ouverts et facilitent son accessibilité.

Outre ces premiers aspects, la commune de Callian fonctionne économiquement avec deux grands pôles urbains de proximité : les agglomérations de Grasse-Cannes et Saint-Raphaël-Fréjus. Elle s’inscrit ainsi dans l’aire d’influence de villes du littoral azuréen, ce qui, entre autres, génèrent des nuisances importantes en matière de flux de circulation routière sur les trajectoires domicile-travail, en particulier au niveau de la RD562, l’épine dorsale de la plaine de Fayence. La commune de Callian, de par son relief, sa forêt, sa plaine et son villages perché, constitue une entité géographiquement bien définie, à l’image des envies contemporaines en matière de cadre de vie.

Situation géographique de la commune de Callian

1.3. IMPLICATION INTERCOMMUNALE

La commune de Callian adhère à plusieurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

  1. Elle appartient à la communauté de communes du Pays de Fayence, créée par arrêté préfectoral du 21 août 2006, qui se substitue au syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM). L’intercommunalité comprend 8 communes dont Callian, les autres étant Fayence, Mons, Montauroux, Saint-Paul-en-Forêt, Seillans, Tanneron et Tourrettes. L’ensemble représente un total de plus de 21 300 habitants.
    Cette nouvelle entité à la fois spatiale et humaine permet progressivement de développer des réflexions et des actions sur un espace géographique élargi au-delà des limites communales. En effet, la communauté de communes du Pays de Fayence a été mise en place dans l’intention de répondre à plusieurs objectifs en termes de cohérence et de bonne gestion. Elle détient des compétences obligatoires dans l’aménagement du territoire, qui se traduira d’ici peu par l’élaboration achevée de son SCoT. Le développement économique, qui se définit comme un effort réalisé envers la création et la gestion de zones d’activités mais aussi envers l’impulsion du secteur touristique et la préservation des exploitations agricoles, constitue la seconde compétence obligatoire.
  2. Elle fait parti intégrante du syndicat intercommunal interdépartemental à vocation unique (SIIVU) de la Haute Siagne. Crée en 1993, cet EPCI résulte de la prise de conscience de communes riveraines, d'une part de renouer les liens historiques entre leurs habitants, d'autre part de protéger et de valoriser leur patrimoine.
    Il s’agit des communes de Mons, de Callian, de Montauroux et de Tanneron du côté du département du Var et d’Escragnolles, de Saint-Vallier-de-Thiey, de Saint-Cézaire-sur- Siagne et du Tignet du côté du département des Alpes-Maritimes. Le périmètre de la Haute Siagne a été défini selon des critères topographiques, hydrologiques et paysagers.
  3. Avec la commune de Montauroux, Callian constitue le syndicat intercommunal interdépartemental à vocation unique de la station d'épuration Callian-Montauroux (SIVU SECM). L’EPCI a été crée le 26 janvier 2006 et fait l’objet de la construction d’une nouvelle station bi-communale.

Les synergies intercommunales, véritables concrétisations d’une volonté de développement d’ensemble, sont à prendre en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU pour une mise en cohérence de l’ensemble des orientations territoriales existantes au niveau du Pays de Fayence.

1.4. ARTICULATION DU PLU AVEC LES AUTRES DOCUMENTS D’URBANISME ET LES PLANS OU PROGRAMMES

Le PLU de la commune de Callian est concerné par les plans ou programmes décrits ci-après.

1.4.1 PLANS ET PROGRAMMES RELATIFS A L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

  1. Schéma de cohérence territoriale:
    Le 21 août 2006, le périmètre du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du pays de Fayence a fait l’objet d’un arrêté préfectoral. Celui-ci regroupe les 8 communes de la Communauté de Communes du Pays de Fayence créée le 1er février 2006 : Seillans, Saint Paul en Forêt, Fayence, Tourettes, Montauroux, Tanneron, Mons et Callian. Le périmètre d’un SCOT représente une réalité vécue traduisant les caractéristiques géographiques, historiques et politiques d’un territoire. Le territoire de la communauté de communes du Pays de Fayence n’étant pas soumis à l’obligation d’élaborer un SCOT, celui-ci est le fruit d’une initiative locale. Le SCOT est actuellement en cours d’élaboration. Ce document réglementaire de planification stratégique permet aux communes et communautés d'un même territoire de mettre en cohérence les différentes politiques dans le domaine de l'aménagement. Conformément à la loi Solidarité Renouvellement Urbains de 2000, le PLU de la commune de Callian, en cours d’élaboration, devra être compatible avec le schéma de cohérence territoriale du Pays de Fayence.
  2. Programme local de l’habitat:
    La commune de Callian, au même titre que la communauté de communes du Pays de Fayence, n’est pas concernée par un programme local de l’habitat (PLH). L’élaboration d’un PLH est obligatoire dans toutes les communautés de communes compétentes en matière d’habitat de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, dans toutes les communautés d’agglomération et toutes les communautés urbaines.
  3. Plan de déplacements urbains:
    La commune de Callian, au même titre que la communauté de communes du Pays de Fayence, n’est pas concernée par l’obligation de réalisation d’un plan de déplacements urbains (PDU). Instaurés par la loi d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI) de 1982 et modernisés par la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) de 1996 et la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000, les PDU sont obligatoires pour toutes les communes ou établissements de coopération intercommunale (EPCI) de plus de 100 000 habitants.
  4. - Schéma départemental de développement commercial:
    Le Schéma Départemental de Développement Commercial du VAR a été élaboré à partir des études préalables et des travaux conduits sous la maîtrise d’ouvrage du Comité Economique Varois en 2004 pour la période 2005-2010. Celui-ci aura pour principale vocation de contribuer à la recherche d’un équilibre harmonieux entre l’ensemble des sites commerciaux et des formes de distribution en place sur le territoire départemental.
    Le PLU de la commune de Callian devra nécessairement prendre en considération les orientations du Schéma Départemental de Développement Commercial afin d’avoir une bonne appréhension et gestion des contraintes du développement économique et de la fonction commerciale.
  5. Schéma départemental d’accueil des gens du voyage:
    La loi du 5 juillet 2000 crée l’obligation pour chaque département de se doter d’un schéma dans lequel figure les communes de plus de 5 000 habitants. Le schéma départemental d’accueil des gens du voyage définit des aires permanentes d’accueil et les communes où celles-ci doivent être réalisées.
    Dans ce contexte, la commune de Callian n’est pas concernée par les orientations du schéma départemental d’accueil des gens du voyage du Var.

1.4.2. PLANS ET PROGRAMMES RELATIFS A LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

  1. Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux:
    Le territoire communal est concerné par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin Rhone-Mediterranee-Corse (SDAGE RMC). Porté par l’agence de l’eau Rhône- Méditerranée-Corse, il a été approuvé le 20 décembre 1996. Il est actuellement en révision. Le SDAGE RMC traduit les exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE adoptée le 23 octobre 2000) en matière de gestion équilibrée de la ressource en eau et des aménagements à réaliser pour les atteindre et décline les orientations permettant d’aboutir à une bonne qualité des masses d’eau d’ici 2015.
  2. Schéma d’aménagement et de gestion des eaux:
    Il existe un projet de SAGE concernant le bassin versant de la Siagne. En 2009, le syndicat intercommunal et interdépartemental pour la valorisation de la Haute Siagne a revendiqué, en partenariat avec le Syndicat intercommunal de la Siagne et de ses affluents, le pilotage d'un schéma d'aménagement et de gestion de l'eau. Les conseils généraux des deux départements ainsi que le sous préfet se sont prononcés en faveur de ce principe.
    La commune de Callian appartient au bassin versant de la Siagne. Dans le cadre du respect du SDAGE en vigueur et en attendant l’élaboration du SAGE, celle-ci doit porter une attention particulière à son impact sur les eaux de surface et souterraines qui la traversent, ceci dans le souci de minimiser les effets sur la qualité de ces dernières.
    La mise en application du PLU devra donc contribuer à la sauvegarde de la ressource en eau part les aménagements et constructions qu’elle préconise et autorise.
  3. Schéma départemental des ressources et de l’alimentation en eau:
    Dans le département du Var, le Schéma Départemental des Ressources et de l’Alimentation en Eau , finalisé en 2006, sert de cadre de référence aux territoires, exploitants, distributeurs, utilisateurs d‘eau potable. Il a dressé, pour chaque canton, la projection des consommateurs à l’horizon 2015 et les a confrontées aux indicateurs de qualité, de sécurité d’approvisionnement et de quantité d’eau distribuée. Les préconisations formulées à l’horizon 2010 concernent :
  4. Schéma régional d'aménagement des forêts des collectivités et schéma régional de gestion sylvicole des forêts privées:
    La gestion durable des forêts et boisements apparaît comme étant un enjeu non négligeable sur le territoire communal de Callian, avec notamment une problématique d’amélioration de l’état des peuplements. L’élaboration du PLU nécessite la prise en compte du schéma régional d'aménagement des forêts des collectivités et du schéma régional de gestion sylvicole des forêts privées, une initiative incontournable dans le cadre d’une coordination entre projets d’extension de l’urbanisation et préservation des espaces naturels existants, garants de la richesse et de l’attractivité du territoire.
  5. Schéma départemental des carrières:
    Approuvé en novembre 2001 par le préfet du département, le schéma départemental des carrières a été conçu pour assurer une gestion harmonieuse des ressources naturelles. Au-delà de la définition des conditions générales d'implantation des carrières dans le département, il prend en compte la couverture des besoins en matériaux, la protection des paysages et des milieux naturels sensibles, la gestion équilibrée de l'espace, tout en favorisant une utilisation économe des matières premières.
    En d’autres termes, le schéma départemental des carrières représente la synthèse d'une réflexion approfondie et prospective non seulement sur l'impact de l'activité des carrières sur l'environnement, mais à un degré plus large, sur la politique des matériaux dans le département. Les autorisations d'exploitation de carrières délivrées doivent être compatibles avec les orientations et objectifs définis par le schéma.
    Le territoire communal de Callian n’est pas concerné et ne semble par concerné dans un futur proche par l’activité de carrières, le schéma départemental des carrières ne sera donc pas à prendre en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU.
  6. Plan énergie local:
    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose d’un plan local pour l’énergie approuvé le 21 janvier 2005 et baptisé « Énergie 2010 ». Ce plan comporte des déclinaisons :

1.4.3. PLANS ET PROGRAMMES RELATIFS A LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE

Programmes situés à l'intérieur du périmètre d'un site Natura 2000

Un site d’importance communautaire (SIC) existe sur le territoire communal : il s’agit relatif aux gorges de la Siagne (code FR9301574) et inscrit au réseau le 8 mai 2008. Il sera décrit plus en détail ultérieurement.

Les SIC sont les sites sélectionnés par la commission européenne, sur la base des propositions des États membres, pour intégrer le réseau Natura 2000. Ils constituent l’avant-dernière étape de l’éventuel rattachement d’un espace à ce réseau, en application de la directive « Habitats », directive du conseil de l’Europe n°92/43/CEE adoptée en 1993 et relative à la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvage.

C’est sur la base de ces SIC que sont ensuite définies les zones spéciales de conservation (ZSC). Dans tous les cas, ils entrent dans la constitution du Réseau Natura 2000 et font l’objet d’une évaluation d’incidence pour tout projet voulu développé.

L’élaboration du PLU doit donc prendre en compte ce SIC présent sur le territoire communal et s’adapter à la réglementation internationale et nationale qui le régit.

1.4.4. PLANS ET PROGRAMMES RELATIFS A LA PREVENTION DES RISQUES ET DES NUISANCES

Plan de prévention des risques d’inondations

Le territoire communal de Callian est régi par un plan d’exposition aux risques naturels prévisibles (PER) relatifs aux risques de mouvements de terrains et d’inondations, valant plans de prévention des risque (PPR). Celui-ci a été approuvé le 26 février 1992. Il sera décrit plus en détail ultérieurement.

Pour résumer, les objectifs majeurs de ce PER consiste à interdire, du moins à limiter les implantations humaines dans les zones les plus exposées, ce afin de réduire la vulnérabilité tant humaine que matérielle.

Afin d’éviter ou plutôt de réduire l’impact de nouveaux sinistres similaires aux évènements constatés antérieurement, il s’agit d’intégrer dans le PLU les prescriptions relatives à la prise en compte des risques de mouvements de terrains et d’inondations.

Plan départemental de gestion des déchets ménagers et assimilés

Le plan de gestion des déchets ménagers et assimilés et des déchets de l‘assainissement du Var a été approuvé par arrêté préfectoral en janvier 2004.

Dans l’objectif d’assurer une cohérence départementale dans la gestion des déchets, il préconise simultanément la réduction des quantités collectées et l’organisation ainsi que la gestion concertée des filières de collecte, de tri, de traitement (compostage, incinération) et de stockage des déchets, la finalité étant d’assurer la préservation de l’environnement et de la santé.

Il convient de noter que l’ensemble du département du Var doit faire face à un déficit en ce qui concerne la capacité de traitement des déchets ménagers et assimilés.

Plan départemental de gestion des déchets du bâtiment et des travaux publics

Le plan de gestion des déchets du bâtiment et des travaux publics du département de Var a été élaboré en 2006. De la même façon que le plan départemental de gestion des déchets ménagers et assimilés mais orienté spécialement sur les déchets du BTP, ce plan a pour objectif majeur d’assurer une cohérence à l’échelle départementale en matière de gestion et de valorisation des déchets en question. Dans ce contexte, il permet la définition de filières spécifiques à destination des déchets des entreprises privées.

Plan régional d’élimination des déchets industriels spéciaux

Le plan d’élimination des déchets industriels spéciaux (PREDIS) de la région de PACA a été adopté par arrêté préfectoral du 1er août 1996. Il fixe les orientations et les conditions d’exercice des activités de gestion des déchets industriels dangereux d’un point de vue sanitaire. Plus précisément, il veille à la création d'ensembles coordonnés d'installations de traitement et énonce les priorités à retenir pour prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets par réemploi, recyclage ou tout autre action visant à obtenir à partir des déchets des matériaux réutilisables ou de l'énergie.

Le PREDIS encourage les initiatives susceptibles de promouvoir un site de stockage. Pour ce qui est des capacités de traitement des déchets, la situation actuelle ne justifie pas la création de nouvelles installations d’élimination. En revanche, le PREDIS encourage le renforcement de toutes les filières de valorisation et des centres de transit.

Aucun centre de collecte ou de traitement de déchets de cet ordre, à savoir toxiques et dangereux, ne sont présents ou projetés sur le territoire communal de Callian. La commune n’est donc pas directement concernée par ce plan.

Plan régional d’élimination des déchets d’activités de soins

Le plan d’élimination des déchets d’activités de soins (PREDAS) de la région de PACA a été adopté par arrêté préfectoral du 6 janvier 1997. Aucun centre de collecte ou de traitement de déchets de cet ordre ne sont présents ou projetés sur le territoire communal de Callian. La commune n’est donc pas directement concernée par ce plan.

Plan régional pour la qualité de l’air

Conformément à la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) de 1996, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur s’est dotée d’un plan régional pour la qualité de l’air (PRQA) approuvé par arrêté préfectoral du 1er août 1996. Ce plan contient les principales mesures préventives et correctives, d’application temporaire ou permanente qui peuvent être prises pour réduire de façon chronique les pollutions atmosphériques, l’objectif principal étant l’amélioration de la qualité de l’air.

A l’heure actuelle, le document peut être qualifié d’obsolète dans la mesure où il se base sur des relevés de 1994 et fixe des objectifs à l’horizon 2003.

Le diagnostic est un préalable indispensable à toute réflexion sur les enjeux et prescriptions à mettre en oeuvre sur le territoire de Callian.

Ainsi, pour bâtir une stratégie viable, il est en tout d’abord impératif d’acquérir une vision juste et problématique de la commune.

2 . HOMMES et TERRITOIRE

2.1 CONTEXTE SOCIO-DEMOGRAPHIQUE

Les données évoquées dans les paragraphes suivants sont issues des exploitations principales du recensement de la population effectué en 2006 par l’INSEE. Plusieurs dénombrements et valeurs comparatives sont, quant à eux, tirés des recensements établis en 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.

2.1.1. EVOLUTION QUANTITATIVE DE LA POPULATION

2.1.1.1. Constat global

Au dernier recensement datant de 2006, la population totale de la commune de Callian était de 2971 habitants pour une superficie de 2542 ha, soit une densité de 117,2 hab./km² La commune de Callian occupe une place non négligeable dans le SCoT du Pays de Fayence :

les communes étant au nombre de 8 et concentrées dans un seul et unique établissement public de coopération intercommunale (EPCI) : la communauté de communes du Pays de Fayence qui correspond, quant à elle, à un seul et unique territoire cantonal.

2.1.1.2. Une forte croissance démographique

Depuis la fin des années 1960, durant laquelle le territoire communal détenait un peu moins de 950 habitants, jusqu'à la période actuelle où presque 3 000 habitants ont été recensés, Callian a connu une croissance démographique globalement forte.

Trois phases de développement distinctes sont identifiées.

  1. Avant le début des années 1990, une croissance relativement importante et continue est observée, avec une progression plus conséquente entre 1968 et 1975 : le taux de variation annuelle moyen de la population passe de 3,6% pour la période 1968-1975 à 2,7% pour la période 1975-1990. En passant de 942 à 1 790 habitants, le nombre de Callianais aura augmenté de 90,0 % entre 1968 et 1990.
  2. Durant les années 1990, une accélération marquée de la croissance démographique s’effectue : le taux de variation annuelle moyen de la population passe de 2,7% pour la période 1982-1990 à 3,5% pour la période 1990-1999. En passant de 1 790 à 2 447 habitants, la population de la commune de Callian aura progressé de 36,7% entre 1982 à 2006.
  3. A partir de la fin des années 1990, un ralentissement de la croissance démographique – certes, tout relatif – est constaté, le taux de variation annuelle moyen de la population passant de 3,5 % pour la période 1990-1999 à 2,9% pour la période 1999-2006. En passant de 2 447 à 2 979 habitants, un accroissement de 21,7% du nombre d’habitants est enregistré entre 1999 et 2006.

Lorsque la dynamique démographique de la commune de Callian est comparée à celle du département, la progression démographique apparaît d’autant plus significative. Sur l’ensemble de la période 1968-2006, alors que l’augmentation de la population à l’échelle du département subit un tassement, celle de la commune de Callian évolue globalement de manière constante, avec des accélérations et ralentissements néanmoins recensés d’une décennie à l’autre. A titre de comparaison, le taux de variation annuelle moyen de la commune de Callian est au moins supérieur de 1 point à celui du département, une valeur loin d’être négligeable. A l’échelle du Pays de Fayence, Callian est l’une des communes connaissant la plus forte augmentation de population. Avec un taux de croissance de 21,7 %, la population de Callian progresse plus rapidement que celle du canton dont le taux est équivalent à 17,8 %.

L’amplification démographique de la commune de Callian tend à approcher une progression représentative de la moyenne intercommunale et se différencie constamment de celle départementale. En d’autres termes, la commune se caractérise par un rythme d'accroissement démographique vigoureux, loin d’un niveau « normal » d’évolution.

Afin de comprendre une telle évolution démographique, il convient de resituer le contexte. Callian est soumise à une pression démographique dont la caractéristique principale tient à la translation littoral/Moyen-Pays. De nouvelles populations, bien souvent caractérisées par de jeunes ménages possédant un emploi dans le bassin cannois, viennent s’implanter dans le Pays de Fayence et plus particulièrement dans les communes situées à l’Est, celles les plus proches des villes attractives du littoral azuréen.

L’engouement de ces populations arrivantes s’explique par les opportunités foncières, les coûts attractifs de l'immobilier mais aussi par la qualité du cadre de vie qui existent sur des communes du Moyen-Pays, comme Callian, en plus de cela bien desservies par les infrastructures routières (notamment la RD562).

Par ailleurs, au-delà du constat avéré, l’accroissement démographique est source de retombées importantes, nécessitant le développement rapide du parc immobilier ainsi que l’offre en équipements et services publics.

2.1.1.3. L’influence exclusive du solde migratoire

La croissance de la population sur la commune de Callian tient uniquement au solde migratoire. Bien qu’en légère augmentation, le solde naturel reste négatif : il passe de -0,9% pour la période 1968-1975 à -0,1% pour la période 1999-2006, en ayant une valeur nulle pour la période 1990-1999. L’excédent du solde migratoire régit donc de manière exclusive la croissance de la population.

Le nombre d’installations nouvelles de ménages constitue le facteur explicatif de l’augmentation démographique constatée. Progressivement, le solde migratoire régresse : équivalent à 4,5 % pour la période 1968-1975, il connut des variations oscillatoires pour, au final, atteindre la valeur de 3,0% pour la période 1999-2006. Sa diminution est compensée par la réduction du déficit du solde naturel, ce de manière globale puisqu’un affaiblissement de l’accroissement démographique est enregistré pour la période 1999-2006.

A ce titre, il à noter que le déficit du solde naturel est davantage la conséquence d’un fort taux de mortalité, dont la moyenne équivaut à 14,3 ‰ entre 1968 et 2006, que d’un faible taux de natalité, dont la moyenne équivalente à 9,7 ‰ sur cette même période est toujours garante de l’avènement d’une population jeune sur le territoire communal, d’un certain renouvellement générationnel ainsi que d’une dynamique dans la vie locale.

L’analyse quantitative de l’évolution démographique constitue un premier point-clé du diagnostic du fait qu’elle contribuera par la suite à appréhender et orienter les prévisions de croissance de la population ainsi qu’à, dans le même temps, établir des choix spatiaux de développement de la commune.

2.1.2. EVOLUTION STRUCTURALE DE LA POPULATION

2.1.2.1. Une structure démographique représentative des dynamiques locales

L’observation de la structure de la population communale révèle plusieurs constats :


Population totale par tranches d’âge en 1999 et 2006

La comparaison établie entre les différentes échelles de territoire – la commune, l'intercommunalité et le département – témoigne d'une relative jeunesse de la population à Callian. Cette aspect résulte uniquement de la part conséquente des 0-14 ans, plus importante dans la commune qu’au niveau des autres échelles de territoire. Cette part significative des enfants en bas âge et des jeunes adolescents contrebalance néanmoins la faible part des 15-29ans, généralisée dans l’ensemble du canton du Pays de Fayence : en effet, alors qu’elle n’est que de 10,5% au niveau de la commune de Callian et de 12,6% au niveau de l’intercommunalité, elle atteint les 16,1% au niveau du département.

Cela étant, le constat d’une population jeune est à nuancer avec les données relatives à l'évolution de la distribution démographique communale. La tendance actuelle relevée n’est pas au rajeunissement de la population, processus qui se réfère à une tendance plus générale observée tant à l’échelle de l’intercommunalité que de celle du département. Entre 1990 et 2006, il est observé :

Le « déficit » observé au niveau de la tranche des 15-29 ans ne contribue donc pas à qualifier la population callianaise comme éminemment jeune. Au total, un peu plus de 900 habitants, soit 30,2% de la population, ont moins de 30 ans en 2006, une part représentative de la dynamique affectant l’intercommunalité pour laquelle la part équivaut à 30,8%, mais non pour autant négligeable en comparaison avec celle enregistrée au niveau du département, de 32,8%.

Par ailleurs, cette part des moins de 30 ans reste supérieure à celle des plus de 60 ans. Au total, 825 habitants, soit 27,7% de la population totale, ont plus de 60 ans en 2006, contre 27,9% de la population au sein de l’intercommunalité et 27,3% de celle du département. Le nombre croissant des 60 ans et plus est en corrélation directe avec l’augmentation du nombre des personnes retraitées sur la commune. Il s’agit d’une progression de 28,4% du nombre de retraités entre 1990 et 2006 pour au final représenter 31,6% de la population des 15 ans et plus.

Cette tendance contrecarrant le rajeunissement de la population reste toute relative en comparaison à la moyenne intercommunale, départementale ou encore régionale. Elle n’est la conséquence que d’un phénomène de vieillissement généralisé à l’échelle nationale mais aussi l’expression d’un territoire, qu’est celui du Pays de Fayence, ne détenant pas de fort pouvoir de rétention, voire même d’attraction, vis-à-vis des jeunes adultes en formation ou en recherche d’emploi.

Cela étant, le renforcement de la population jeune à Callian peut constituer un véritable atout en termes de dynamique sociale et économique. Il convient donc d’affirmer cette tendance en favorisant des modes d’habiter (logements, équipements et services) appropriés, en partie, aux jeunes ménages.


Structure démographique en 2006

2.1.2.2. Une augmentation du nombre de ménages

Depuis 1968, on constate une tendance à la réduction de la taille des ménages, le nombre ayant entre-temps atteint une valeur minimale de 2,43 personnes en 1990 pour ensuite augmenter. Ainsi, équivalente à 2, personnes en 1968, elle atteint 2,51 en 2006. A l'image de l'ensemble national, ce phénomène évoque les changements sociétaux qui affectent les foyers français . L’accroissement de la décohabitation semble ainsi à l’oeuvre (progression du nombre de familles mono-parentales, de l'isolement des personnes âgées), amplifiant le nombre de ménages et, par là même, la demande en logement.

En 2006, la répartition par type de ménages sur la commune de Callian révèle une prédominance des ménages de 1 et 2 personnes : au total, il s’agit de 758 ménages, soit 63,5% de l’ensemble des ménages. Une légère progression du nombre de ménage de 4 et 5 personnes est néanmoins observée. En 2006, il ne s’agit pas moins de 244 ménages, soit 20,4% de l’ensemble des ménages.


Evolution de la taille moyenne des ménages entre 1968 et 2006

2.1.2.3. Un revenu moyen des foyers fiscaux élevé

Comparativement aux valeurs relevées dans les autres communes du Pays de Fayence, Callian est une commune dont le revenu moyen des foyers fiscaux – cela concerne l’ensemble des foyers fiscaux, c’est-à-dire ceux imposés et non imposés –, de 24 786,0 €, est supérieur à celui enregistré à l’échelle intercommunale (23 568,0 €) une valeur déjà supérieur au chiffre départemental (21 397,0 €).

Ainsi, à l’échelle de la commune, le revenu moyen des foyers fiscaux est élevé. Cela représente un peu plus de 2 050 € de revenus par mois, par unité de consommation.

Le constat d’une population globalement aisée est confirmé par le taux d’équipement en automobile, de l’ordre de 93,8% contre 84,1% pour le département du Var.

L’analyse socio-démographique de la commune de Callian met en évidence :

Ces constats et évolutions impliquent une adaptation de l’offre immobilière ainsi que celles en équipements et en services publics à la demande de la population existante et à venir. Dans le cadre de l’élaboration du PLU, cet ensemble de paramètres doit être pris en compte dans le but d’organiser l’absorption des populations nouvelles via une définition quantitative et qualitative des besoins en logements et des perspectives d’urbanisation.


Revenus moyens des foyers fiscaux en 2006

2.1.2.4. Quelles tendances démographiques dans un futur proche ?

Passer du constat sur l'évolution de la population à travers une quarantaine d'années à une projection pour l'avenir reste une opération incertaine en raison du nombre de paramètres difficilement quantifiables interférant dans la variation démographique. Ces mesures estimatives constituent pourtant l’une des clés de l'élaboration d’un PLU cohérent.

Les chiffres de la période 1999-2006 font état d’un taux de variation annuelle moyen de l’ordre de 2,85%, le taux global moyen mesuré depuis les 40 dernières années étant de 3,08%.

Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées pour la période 2010-2020 :

Dans le cadre du scénario 1, la population communale serait estimée à environ 4 415 habitants, soit un gain démographique de 1 436 habitants pour l’horizon 2020.

Dans le cadre du scénario 2, la population communale serait estimée à environ 3 520 habitants, soit un gain démographique de 541 habitants pour le même horizon.

Il est utile de relever les conséquences d'une projection sur la prochaine décennie de la croissance démographique constatée entre 1999 et 2006 en termes de consommation d'espaces mais aussi en termes de nombre de logements, d'équipements publics et d'infrastructures à réaliser. La maîtrise de la croissance de la population passe donc avant tout par l’instauration d’une politique volontariste de gestion de l'urbanisation et des permis de construire par secteurs géographiques, en fonction des densités actuellement observées sur les secteurs mobilisables et de leur sensibilité paysagère et patrimoniale.

2.2. CONTEXTE DU PARC IMMOBILIER

Les données évoquées dans les paragraphes suivants sont issues des exploitations principales du recensement effectué en 2006 par l’INSEE. Plusieurs dénombrements et valeurs comparatives sont, quant à eux, tirés des recensements établis en 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.

De même, certaines données relatives aux logements émanent des statistiques communales sur la construction neuve et permettent ainsi un rapprochement avec celles issues de l’INSEE.

2.2.1. EVOLUTION QUANTITATIVE DU PARC IMMOBILIER

2.2.1.1. Constat global

En 2006, le parc de logements de la commune de Callian atteint les 1 679 unités. De manière comparable à l'évolution démographique, la courbe de l'immobilier a progressé de façon soutenue et continue entre 1968 et 2006. Le nombre de logements a plus que triplé durant cette période, la progression enregistrée étant de 207,5%.

2.2.1.2. Une intensification du rythme de construction

Au regard des périodes de constructions, on peut relever plusieurs aspects caractérisant le parc de logements de la commune de Callian :


Evolution du nombre de logements entre 1968 et 2006

L'observation des périodes de construction du parc de logements témoigne donc d'un parc relativement récent, construit en majorité au niveau de la plaine ainsi qu’au niveau du plateau de Garamagnes et Défens.


Progression et âge du parc de logements

A ce titre, un pic majeur de construction, supérieurs à 240 logements annuels est relevé en 2007 et confirme l’amplification de la croissance immobilière entre 1999 et 2007.


Part et type de logements construits entre 1990 et 2007

La dynamique de construction observée sur le territoire communal de Callian est révélatrice de l’ampleur de la croissance démographique. L’habitat individuel pur formant des zones de mitage et se généralisant sur le territoire communal est à limiter, en raison du gaspillage d’espace et du coût en infrastructures et équipements (investissement et fonctionnement) qu’il génère.

Le choix de la localisation spatiale des futures logements à construire en fonction de la capacité d’accueil actuelle s’avérera donc être l’un des facteurs primordiaux, régulateurs des stratégies de développement de la commune.

2.2.2. EVOLUTION STRUCTURALE DU PARC IMMOBILIER

2.2.2.1. Une majeure partie de résidences principales

En 2006, comme depuis 1968, l'habitation à usage principal est le mode majoritairement présent sur la commune de Callian. Il s’agit de :

L'analyse de la répartition du parc de logements entre résidences principales, résidences secondaires et logements vacants met donc en évidence la prédominance des premières sur les autres. En 2006, la part de résidences principales de la commune de Callian s’avère être bien supérieure à la moyenne départementale, équivalente à 68,0% ou encore à celle mesurée à l’échelle du territoire du Pays de Fayence, équivalente à ,1%.


Evolution du nombre des types de logements entre 1968 et 2006

2.2.2.2. La prédominance de l’habitat individuel

L’habitat individuel occupe une place prédominante au sein du territoire communal de Callian. En 2006, il représente 86,7% de l’ensemble du parc communal de logements, une valeur néanmoins en régression puisqu’elle équivalait à 91,2% en 1999.

La part de l’habitat collectif, passant de 6,7% en 1999 à 12,0% en 2006, est donc encore relativement faible. La grande majorité de ces logements se situent dans ou à proximité du centreville ancien. Le poids de l’habitat collectif au sein du territoire communal de Callian reste également inférieur à celui enregistré sur l’ensemble du territoire intercommunal, sa valeur étant de 15,3%.


Part des différents types d’habitations en 1990, 1999 et 2006

La prédominance de l’habitat individuel se retrouve également au niveau du rythme de construction et de la nature des logements qui en découle. Pas moins de 90,4% de l’ensemble des habitations construites sur le territoire communal de Callian entre 1990 et 2007 sont de l’habitat individuel, 80,3% étant de l’habitat individuel pur et à 10,1% de l’habitat individuel groupé. Sur cette même période, l’habitat collectif représente 5,0% des habitations construites sur le territoire communal, une part encore mineure révélatrice de la faible diversité en matière de typologie de l’habitat sur le territoire communal.


Part des différents types d’habitations en 1990, 1999 et 2006

La présence d’un réel parc de logements collectifs peut constituer un atout pour la commune. En effet, ce type de logements convient particulièrement à l'accueil des populations jeunes, des petits ménages, favorisant de ce fait le renouvellement des générations et se traduisant ainsi par des retombées économiques et sociales positives. En outre, le développement de ce type d'habitat répond directement à l'un des enjeux définis dans la loi SRU, à savoir la densification des espaces urbanisés pour lutter contre l'étalement urbain ainsi que la mixité sociale.

2.2.2.3. Des résidents principalement propriétaires

Au même titre que l’ensemble des communes du Pays de Fayence, la population résidente de Callian est principalement composée de propriétaires. Il s’agit d’une grande majorité, à savoir 71,4% de la totalité des résidents en 2006, une part en légère baisse puisqu’elle représentait 73,9% en 1999. De même, l’écart entre la part des propriétaires (71,4%) et des locataires (20,8%) est relativement important.

Encore une fois, le profil communal de Callian semble représentatif de la dynamique affectant l’ensemble du Pays de Fayence. La moyenne intercommunale des résidents propriétaires s’élève à 71,8% en 2006.


Statuts d’occupation en 1990, 1999 et 2006

2.2.2.4. Un parc mineur de logements sociaux

La loi SRU impose aux communes de plus de 3 500 habitants dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants de disposer de 20,0% de logements sociaux par rapport à la totalité de leur parc de logements. Les dispositions de la loi ne touche donc pas la commune de Callian, dont la population avoisine les 3 000 habitants, qui compte environ 0,5% de logements sociaux, soit un total de 9 logements répartis de la manière suivante :

Cette proportion de logements sociaux est faible en comparaison, par exemple, à la commune limitrophe de Montauroux qui compte 50 logements sociaux pour 4 743 habitants ou encore la commune de Seillans qui en compte 89 pour 2 489 habitants en 2006. De manière plus globale, la commune de Callian détient un peu moins de 3,5% du parc total de logements sociaux répertoriés sur le territoire intercommunal du Pays de Fayence.

Dans tous les cas, les efforts consentis par la commune de Callian vis-à-vis de son parc de logements sociaux permettra de répondre à l'objectif majeur de mixité sociale fixé dans la loi SRU. L’analyse du parc de logements de la commune de Callian révèle plusieurs aspects :

Des efforts seraient appréciés pour répondre à la fois aux objectifs de mixité sociale – même si la commune n’est pas soumise à l’article 55 de la loi SRU – et de limitation de l’étalement urbain. Ainsi, la promotion de nouvelles typologies d’habitat inciteraient à une densité accrue du bâti, toutefois raisonnable, et favoriserait la trajectoire résidentielle principe du choix des ménages dans leur trajectoire résidentielle des ménages.

Ainsi, l'habitat doit devenir une question centrale dans les objectifs futurs de développement communal. La problématique est double :


Potentiel foncier sur le territoire communal

2.2.2.5. Quels besoins futurs en logements ?

L’estimation de la production de logements est tributaire des projections démographiques précédemment établies. Pour rappel, plusieurs hypothèses ont été formulées pour l’horizon 2020 :

Dans le cadre du scénario 1, l’accroissement démographique était estimée à 1 436 habitants supplémentaires pour l’horizon 2020. S’il est considéré une taille moyenne des ménages de 2,51 et une densité moyenne de 20 lgt/ha, la production est estimée à 770 logements, soit une production annuelle de 55 logements. Dans ce contexte, 38,6 ha de terrain sont nécessaires.

Dans le cadre du scénario 2, l’accroissement démographique était estimée à 541 habitants supplémentaires pour ce même horizon 2020. S’il est considéré une taille moyenne des ménages de 2,51 et une densité moyenne de 20 lgt/ha, la production est estimée à 290 logements, soit une production annuelle de 21 logements. Dans ce contexte, 14,6 ha de terrain sont nécessaires.

Aux vues des larges disponibilités foncières réparties sur le territoire communal – un peu moins de 166 ha – les 2 scénarios semblent largement réalisables. La décision politique reste donc le seul juge de paix en ce qui concerne le niveau de régulation démographique et de production de logements à appliquer à l’échelle communale.

Il est à noter que le renforcement projeté du parc de logements devra s’accompagner d’un développement simultané des logements aidés et sociaux ainsi que d’une mise en oeuvre de formes urbaines privilégiant de plus fortes densités que celles existantes dans la majorité des secteurs communaux.


Parcelles en friche, des poches interstitielles au sein d’espaces urbanisés

2.3. DYNAMIQUES ECONOMIQUES

Les données évoquées dans les paragraphes suivants sont issues des exploitations principales du recensement de la population effectuées en 2006 par l’INSEE. Plusieurs dénombrements et valeurs comparatives sont, quant à eux, tirés des recensements établis en 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999. De même, certaines données relatives aux établissements et secteurs d’activités rattachés émanent des statistiques communales sur la construction neuve et permettent ainsi un rapprochement avec les données issues de l’INSEE, et notamment de son répertoire SIRENE.

2.3.1. EVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE

h5>2.3.1.1. Un taux d'activité en constante augmentation

De manière générale, le taux d’activité progresse sur le territoire communal de Callian. La population active s’est accrue de 22,3% entre 1999 et 2006. Elle correspond à 1 248 actifs, soit environ 71,3% de la population totale des 15-64 ans enregistrée lors du recensement de 2006. La commune de Callian enregistre ainsi un taux d’activité supérieur à la moyenne intercommunale équivalente à 69,2%.

Par ailleurs, ce taux d’activité progresse sur le territoire communal, la population active représentant 66,0% de la population totale des 15-64 ans en 2006. Il en est de même du nombre d’actifs ayant un emploi : 63,0% de la population totale des 15-64 ans a un emploi en 2006 contre seulement 55,1% en 1999. Ce résultat est étroitement lié aux baisses conjuguées du taux de chômage, passant de 10,8% en 1999 à 8,3% en 2006, et du nombre d’inactifs, passant de 34,0% en 1999 à 28,7% en 2006.

A ce titre, bien qu’en diminution depuis 1999, le taux de chômage enregistré au niveau de la commune de Callian (8,3%) est sensiblement supérieur à celui enregistré à l’échelle intercommunale (7,8%) tout en restant inférieur à celui enregistré à l’échelle départementale (9,1%).


Population active en 2006

2.3.1.2. La tertiarisation de la population active

L'analyse des catégories socio-professionnelles apporte des précisions venant corroborer le constat d’une tertiarisation de la population active.


Emplois selon le secteur d’activités et selon la catégorie socio-professionnelle en 1999 et 2006

2.3.1.3. Un taux de migration révélateur du profil communal

Les habitants travaillant sur leur lieu de résidence constituent une minorité d’actifs : ils représentent 29,8% de la population active de 15 ans ou plus en 2006. L'aire cannoise détient un poids considérable pour l'emploi des habitants du Pays de Fayence. En effet, la quasi-totalité des 39,9% d’actifs résidant sur la commune de Callian et travaillant dans un département autre que celui du Var mais situé dans la région PACA de résidence sont concentrés dans le bassin d’emploi cannois ou, plus largement, captés par l’attractivité de l’agglomération de Grasse-Cannes.

De plus, malgré le constat d’une population davantage active, le taux de migration enregistré sur la commune de Callian tend à augmenter : il passe de 68,9% en 1999 à 70,2% en 2006. La part de la population active résidant et travaillant sur le territoire communal est ainsi passée de 31,1% en 1999 à 29,8% en 2006, soit une diminution de 4,2%.

La forte proportion d’actifs migrants traduit bien la forte inscription de la commune dans le fonctionnement de l’agglomération de Grasse-Cannes. Les axes de communication y sont de bonne qualité, ce qui facilite les échanges d'actifs entre Callian, les autres villes desservies de la plaine de Fayence et ce pôle d’attractivité.

La proportion d’actifs migrants prévaut davantage sur la proportion d’actifs non migrants au niveau de la commune de Callian qu’au niveau de l’ensemble du territoire du Pays de Fayence, la moyenne intercommunale étant de 66,6%. De même, l‘indicateur de concentration d’emploi, équivalent à 61,4, est nettement inférieur à l’indicateur moyen relevé au niveau intercommunal, dont la valeur est de 67,3. En effet, les emplois situés sur la commune sont quasiment au nombre de 680 et le nombre d’actifs résidants, ayant un emploi, s’élevant à plus de 1100, en 2006.

L’équilibre loin d’être atteint entre le nombre d'emplois situés sur la commune et le nombre d'actifs résidant sur cette même commune atteste du caractère résidentiel de la commune. Le volume important de sorties d'actifs communaux peut être en partie dû à un déséquilibre entre qualifications requises pour les empois offerts sur le territoire communal et niveau de qualification des résidents.

L’ensemble des constats avérés mettent donc en évidence la faible attractivité économique de la commune de Callian. Cela étant, une certaine mixité des modes d’occupation des sols existent du fait de l’existence de zones d’activités au niveau de la plaine dont l’une est concernée par une extension actuellement en chantier.


Lieux de travail des actifs en 2006

Il faut noter que la migration des actifs à l’extérieur de la commune génèrent, entre autres, des flux de circulation pendulaires préjudiciables en matière de nuisances s’y rattachant. Il s’agit là d’un facteur à ne pas négliger et qui impacte pour partie le bon fonctionnement du territoire. Ainsi, afin de limiter l'importance et l'impact des déplacements, la commune doit s’efforcer de réduire l'inadéquation constatée entre les niveaux d'emploi proposés sur la commune et les niveaux de qualification de sa population active :

L’analyse de la population active met en évidence :

 une population active en constante progression ;  un taux de chômage peu élevé mais non négligeable ;  un taux de concentration d’emplois inférieur au nombre d’actifs résidants, ceci mettant en évidence le profil d’un territoire communal à vocation essentiellement résidentielle.

Au regard de ces constats, la question des déplacements est incontournable. En effet, l'importance des échanges pendulaires pèse sur les axes de communication, en particulier au niveau de la RD 562, une voie raccordant la plaine de Fayence au littoral azuréen.

La réduction du volume des déplacements, à une échelle intercommunale dépend du rééquilibrage entre :

L’analyse socio-économique s’avère donc être un second point-clé du diagnostic puisqu’elle met en évidence le risque d’accentuation d’une vocation « dortoir » pour la commune de Callian.


Aperçus des zones d’activités de la commune

2.3.2. EVOLUTION DU TISSU ECONOMIQUE

2.3.2.1. Un tissu économique restreint mais diversifié

Le tissu économique de Callian, bien que peu développé, est multiforme. Il comprend des entreprises de tailles diverses qui occupent divers secteurs d’activités.

L'observation de la démographie des entreprises confirme la tertiarisation du tissu économique. Le commerce et les services représentent encore la majorité des entreprises de Callian : au total, il s’agit respectivement de 26,4% et 48,3% des plus de 304 établissements existants et recensées sur le territoire communal en 2008, parmi lesquels sont répertoriés 269 entreprises.

Le tissu économique de Callian se caractérise par sa concentration spatiale au niveau de la plaine, et plus particulièrement le long de la RD562. De fait, au-delà de sa qualité multiforme, ce tissu se révèle être unipolaire. Il se présente sous la forme d’un tissu urbain globalement linéaire, relativement lâche, peu organisé et constitué de bâtiments aux formes architecturales hétéroclites. L'aspect composite de cet espace d’activités compromet l’image de la ville pour laquelle il constitue la vitrine et dénature l’aspect remarquable de la plaine agricole dans lequel il s’est implanté.

Ce tissu économique caractérise le dynamisme économique dont jouit la commune de Callian. Deux zones d’activités sont ainsi recensées :

A ce titre, une zone d’extension est prévue et en cours de réalisation au niveau de la zone d’activités les Terrassones, plus précisément au niveau du quartier de la Grande Vigne, sous la forme d’une procédure de ZAC portant le même nom et devant accueillir des bâtiments d’activités.


Etablissements économiques recensés par secteurs globaux d’activité, en 2008

Etablissements économiques recensés par secteurs globaux d’activité, en 2008


Zone d’activités les Terrassones Descriptif

La zone d’activités les Terrassones s’est organisée de manière aléatoire, engendrant des formes bâties dans l’ensembles hétéroclites et un défaut certain d’accessibilité (mauvaise lisibilité, desserte directe, parfois dangereuse sur l’axe de transit D562). Un enjeu de requalification est donc susceptibles d’être envisagé et participerait à la constitution d’une véritable entrée de ville.

Quant aux possibilités d’extension, elles restent importantes mais ne doivent pas aboutir à une négligence en termes d’optimisation des espaces disponibles et mutables.


Accès entreprise Gaziello sur la RD562; et extension de la zone d’activités des Terrassones via giratoire Agora sur la RD562


Zone d’activités du Haut Plan

Le travail effectué sur le bâti de la zone d’activités du Haut Plan a contribué à l’aboutissement d’un aménagement d’ensemble relativement bien inséré dans son environnement, bien que quelques bâtiments constituent encore des exceptions (par exemple, le bâtiment de la société Weldom situé dans le cône de vue ). La desserte interne est bien organisée et contribue à un fonctionnement correct dans l’ensemble, notamment la maîtrise du stationnement.

Un traitement paysager de la zone aurait néanmoins permis de créer une interface entre cette zone du centre ancien d’activités et la plaine agricole qui la jouxte, et nécessiterait très certainement une gestion régulatrice de la publicité (mission d’établissement d’un règlement de publicité, le maître d’ouvrage étant la communauté de communes du Pays de Fayence).


Zone d’activités du Haut Plan

La commune de Callian ne revêt donc pas un caractère exclusivement résidentiel, en d’autres termes une vocation de ville-dortoir. Bien que discret, le déploiement sur le territoire communal de l’appareil économique n’a pas permis l’organisation complète de l’implantation des bâtiments d’activités le long de la RD562.

Dans ce contexte, l’amélioration de l’image de Callian passe par un travail d’embellissement de ce linéaire d’activités, et ce du fait même qu’il constitue les portes d’entrée Ouest et Est de la ville.

2.3.2.2. Un tissu économique de petites entreprises

Les un peu moins de 270 entreprises constituent un apport important en terme d’emplois. En 2006, sont recensées sur le territoire communal 2 établissements employant entre 20 et 49 salariés et 3 autres employant plus de 50 salariés. Ces établissements de grand effectif détiennent une activité dans les services.

De nombreuses entreprises de plus faible effectif s’y ajoutent et se situent de manière générale au sein des zones d’activités ou encore dans le secteur du centre-ville ancien, formant des commerces, des établissements de services ou encore d’activités artisanales. C’est ainsi qu’il est constaté que l’économie locale repose sur une large majorité de petites entreprises puisque 97,0% de celles-ci ne comportent pas plus de 10 salariés.


Etablissements économiques recensés par classes d’effectifs salariés, en 2008

2.3.2.3. Un tissu économique globalement jeune

Les entreprises existantes sur la commune sont globalement jeunes : 74,0% d’entre elles ont moins de 10 ans, 46,5% d’entre elles ont moins de 3 ans.


Age des entreprises au 1er janvier 2008

Les surfaces de locaux construites récemment ont pour la plupart trait au commerce (34,1% des constructions réalisées entre 1999 et 2007). Ce constat est le résultat des aménagements récents réalisés au niveau de la zone d’activités du Haut Plan. Au total, près de 14 000 m² SHON auront été construits en un peu moins de 20 ans. Une impulsion aura été effectuée à partir de la fin des années 1990, permettant de passer d’un rythme de construction annuel de 715 m² SHON entre 1990 et 1998 à 840 m² SHON entre 1999 et 2007.

La création de nouvelles activités sur la commune limiterait l’exode de l’emploi. L’identification des demandes locales est à réaliser dans le cadre d’une dynamisation pérenne des activités socioéconomiques. Par ailleurs, le soutien aux créations d’entreprises doit s’inscrire comme une priorité dans le programme de développement de la commune.


Surface et type de locaux construits entre 1990 et 2007

2.3.2.4. Le cas du secteur agricole

La diffusion des données du recensement 2006 pour les exploitations agricoles étant prévue pour la fin 2009, les derniers résultats statistiques concernant la commune remontent à 2000.

Alors que, de manière générale et actuelle, l’agriculture est un secteur en perte de vitesse, elle possède encore toute sa place sur le territoire de Callian. Le constat révèle néanmoins une réduction de l’activité agricole en termes de nombre d’exploitants : déjà peu représentés au sein de la population (en 2006, les agriculteurs représentent 0,8% de la population totale de 15 ans ou plus et 1,3% de la population active), les agriculteurs exploitants voient leur population diminuer de 20,0% entre 1999 et 2006 (pour ce qui est de la population des 15-64 ans, ils étaient 20 en 1999 contre 16 en 2006).


Nombre d’exploitation et SAU moyenne par exploitation en 1988 et 2000

Le nombre d’exploitations professionnelles agricoles a également diminué, passant de 6 à 4 entre 1988 et 2000. La surface agricole utilisée SAU moyenne par exploitation, malgré qu’elle subisse une légère diminution, est considérable : celle-ci est ainsi passée de 135 à 133 hectares entre 1988 et 2000.

Pour ce qui est de la SAU globale, se répartissant sur l’ensemble du territoire communal, elle est passée de 972 en 1988 à 636 en 2000, soit une régression de 34,6%. Un repli de l’activité agricole est donc aussi constaté en matière de superficie.

L’ensemble de ces évolutions marque bien la disparition progressive des exploitations et de leur activité alors que le territoire communal de Callian concentre encore une grande proportion de parcelles à vocation agricole. La réduction de l’ager s’explique en partie par une extension urbaine peu maîtrisée et diffuse. Néanmoins, la commune de Callian se caractérise par son caractère agricole remarquable. Une nouvelle valorisation de ces terres se substituant à la limitation de la déprise agricole contribuerait à la sauvegarde d’un terroir local à part entière.

L’agriculture demeure donc une activité importante pour l'économie communale, mais également pour l'équilibre et la richesse des paysages ou encore pour la limitation des risques naturels tels que les inondations et les incendies. La maîtrise de l’évolution de ces espaces constitue un objectif majeur à l’échelle communale.

2.3.2.5. Le cas du secteur touristique

Huit unités géographiques et touristiques divisent le département du Var. Ce découpage s’explique par la force identitaire, la spécificité de chacune. La commune de Callian appartient à l’espace Esterel-Pays de Fayence regroupant 10 villages.

Un contrat de pôle touristique Esterel-Pays de Fayence a été initié en 1997. En association avec la ville de Saint-Raphaël, les 8 communes du Pays de Fayence ont crée un syndicat mixte pour le développement touristique de l’Est varois. Une convention a été signée, l’objectif étant de former des interconnexions entre les différents acteurs du tourisme, de générer des partenariats susceptibles de favoriser la promotion et la commercialisation de produits touristiques au travers d’initiatives tant publiques que privées. Cette valorisation du secteur du tourisme est effectuée dans un souci de concilier les attraits complémentaires du littoral azuréen et de son arrière-pays de moyenne montagne. Dans le programme opérationnel retenu, les actions spécifiques concernant le Pays de Fayence et en particulier la commune de Callian sont les suivantes :

A l’heure actuelle, la capacité d’accueil touristique de la commune de Callian est encore faible par rapport au potentiel important susceptible d’être exploité. Les seules superstructures de tourisme existantes ont en effet la particularité de bénéficier d’un environnement de qualité, pas seulement constitué de paysages stricts de nature mais se caractérisant aussi par une composante agricole remarquable, chose de plus en plus rare au sein d’une plaine progressivement dénaturée par une urbanisation non maîtrisée.

Au-delà de l’insuffisance ressentie, l’offre reste néanmoins diversifiée : hôtel, campings, future résidence de tourisme (encore en chantier), gîtes ruraux, chambres d’hôtes… se côtoient et se situent pour la majorité au niveau de la plaine et de ses coteaux Nord, dans le prolongement du village perché. L’ouverture et la mise en fonctionnement de la résidence de tourisme du site du Château de Camiole constitueront l’entrée en matière, le point d’impulsion du tourisme sur le territoire communal de Callian.

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Inventaire de l’offre touristique sur le territoire communal en 2009

A cette offre touristique doivent être ajoutées les résidences secondaires au nombre de 343 en 2006 et représentant 20,4% du parc de logement ainsi que les meublés saisonniers, au nombre de 8.

Aux vues de son large panel de ressources intrinsèques, la commune de Callian peut considérer le tourisme comme un secteur stratégique de développement. Pérennité des produits touristique et préservation du patrimoine local, tant naturel, bâti qu’agricole, sont deux paramètres indissociables, voire interdépendants ; cette interconnexion se ressent d’ailleurs bien plus que dans les autres secteurs économiques. L’élaboration du PLU doit donc prendre en compte l’ensemble de ces considérations dans le but de viabiliser ce secteur économique, dans le respect des paysages et de l’identité communale.


Auberge des Mourgues Camping du Pinet Résidence de tourisme du Château de Camiole

Les principales caractéristiques de l’appareil économique de la commune s’avère être :

Une éventuelle amplification du développement économique de la commune devra cependant prévoir une préservation des terres encore disponibles, vierges de toute urbanisation, en incitant à l’optimisation et la gestion raisonnée de l’espace dans le cadre d’opérations d‘aménagement. Dans ce contexte, le PLU doit privilégier l’ouverture à l’urbanisation des surfaces située dans la continuité des zones bâties existantes. La préservation des espaces naturels mais aussi agricoles s’inscrit dans la continuité de cette logique de développement urbain et contribuera alors à renforcer l’offre touristique qui en est directement tributaire.

L’extension de la ville par la création ou le renforcement des zones d’activités devra donc se faire dans le respect d’une certaine qualité urbaine et paysagère.

2.3.2.6. Quelles perspectives économiques dans un futur proche ?

L’importance du potentiel foncier sur l’ensemble du territoire communal confère une large marge de manoeuvre dans le cadre d’un renforcement de l’appareil économique. Plus de 10,0 ha sont en effet prédisposés à l’implantation de bâtiments d’activités, parmi lesquels 2,6 ha sont réservés pour le développement du secteur hôtelier.

Comme évoqué précédemment, l’usage des surfaces disponibles doit être effectué de manière optimale en ce qui concerne la consommation d’espaces et l’impact visuel. Pour cela, les nouveaux aménagements doivent s’inscrire dans un processus d’urbanisation d’ensemble, contraire aux implantations ponctuelles qui altèrent progressivement et irréversiblement le caractère originel de la plaine.

L’élaboration du PLU doit donc aller dans ce sens, en encourageant un agencement harmonieux des sites d’activités d’un point de vue fonctionnel mais aussi architectural et paysager.

2.4. FONCTIONNEMENT ET EQUIPEMENT DU TISSU URBAIN

2.4.1. INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT ET DEPLACEMENTS

2.4.1.1. Constat global

Le réseau viaire illustre deux aspects fondamentaux du territoire communal de Callian. D’une part, le réseau viaire révèle l’appartenance de la commune à la plaine de Fayence. Le grand axe structurant qu’est la RD562, de rayonnement régional, adopte une trajectoire calquée sur la forme longitudinale de la plaine et traverse, de fait, le territoire communal selon une direction Est-Ouest, délimitant ainsi le secteur communal Nord de celui Sud.

Aux vues de la rupture physique qu’une infrastructure de cette ampleur engendre, il s’agit de rappeler l’un des atouts majeurs de la ville, à savoir un accès plus aisé. La RD 562, en plus de pouvoir drainer des flux de circulation importants, permet de raccorder :

Ainsi, un compromis s’établit entre l’instauration imposée d’un certain fonctionnement du territoire communal et une meilleure accessibilité de celui-ci à l’échelle départementale et régionale. D’autre part, les infrastructures de circulation mettent en évidence un village perché alimentée localement par un réseau de forme étoilée, fruit d’une organisation traditionnelle, permettant de relier le centre historique de la ville à l’ensemble de son territoire rural. De la même façon, des voies départementales, de rayonnement secondaire à celui de la RD562, structurent l’organisation du réseau viaire et permettent les relations de Callian avec les villages de proximité :

2.4.1.2. Une accessibilité supra-communale correcte

Callian profite de sa situation et de la RD562 qui la traverse, véritable route de liaison entre le maillage viaire de la plaine de Fayence et le réseau de transport autoroutier de l’arc méditerranéen.

Cette grande connexion territoriale se complète d’un maillage de voiries secondaires au niveau local qui prend toute son importance dans le développement urbain du canton de Fayence. Il s’agit principalement de la RD19, RD96, RD37, RD56 précédemment évoquées ou, plus largement, de la RD563 et la RD4

Le maillage serré constitué par ces voies de transit garantit donc une bonne desserte supracommunale à la commune de Callian.

Située à une vingtaine de kilomètres de l’agglomération Grasse-Cannes, à une trentaine de kilomètre de celle de Fréjus-Saint-Raphaël ou encore à une quarantaine de kilomètres de Draguignan, Callian appartient à l’ensemble de ces communes à vocation essentiellement résidentielle et dont le poids des échanges avec les grands pôles urbains alentours est important. La RD562 gère ainsi la masse importante des navettes domicile-travail mais aussi l’ensemble des déplacements nécessaires à la réalisation d’activités aussi diverses que variées : loisirs, achats, tourisme… Les comptages routiers ont permis d’établir des moyennes journalières : en 2008, le tronçon traversant pour partie la commune de Callian a drainé plus de 21 500 véhicules en basse saison et enregistré des pointes à plus de 35 000 véhicules en période estivale.


Maillage viaire principal du territoire communal

La situation de la commune de Callian dans l’arrière-pays d’un littoral attractif et relativement peu éloigné induit donc une pression relativement forte sur l’extension des zones d’habitat, en grande partie de type pavillonnaire. Peu ou pas desservies par les transports collectifs, éloignées de tout pôle intermodaux, ces zones contribuent à générer des migrations domicile-travail majoritairement effectuées en véhicule particulier.

Pour ce qui est du réseau ferré, il est totalement absent de la plaine de Fayence. La gare la plus proche se situe à une trentaine de kilomètres, au niveau de Saint-Raphaël, et permet d’accéder tant aux trains grandes lignes (TGV) qu’au réseau TER.


Tronçon de la RD562 traversant le territoire communal de Callian (source : Google Earth)

2.4.1.3. Une desserte communale ponctuellement défectueuse

La circulation au sein du territoire communal s’effectue via un ensemble d’axes départementaux secondaires précédemment cités, constituant la structure du maillage viaire local. Il s’agit de :


Tronçon Nord de la RD37 Tronçon Nord de la RD37, de la RD96, Voie de desserte dégradée en zone NB; Voie de desserte aménagée en lotissement (les Touos du Puits à Cailloux)

Les principaux dysfonctionnements rencontrés se situent au niveau des axes de desserte internes aux différents quartiers, en particulier dans les zones d’habitat de type pavillonnaire qui se sont développées selon un processus d’urbanisation aléatoire et sporadique. Outre le fait qu’elle caractérise fortement le secteur de la Plaine situé au Sud de la RD562 et de son prolongement, le vallon du Riou Blanc, ainsi que certains espaces situés au Nord et au Nord-Ouest du centrehistorique, tels que Garamagnes et Défens, la voirie de desserte sous-dimensionnée, dégradée ou encore non-revêtue se révèle être un phénomène généralisé à l’ensemble du territoire communal.

Les voies s’achèvent très généralement en impasse. Seules les opérations d’ensemble, générées par des procédures d’aménagement (lotissements résidentiels et ZAC à vocation d’activités), détiennent un réseau de desserte interne correct, bien souvent organisé en boucle avec des accès aux îlots regroupés pour diminuer les carrefours au niveau des axes inter-quartiers.

D’autres problèmes sont rencontrées à l’interface entre la RD562 et le réseau transversal de desserte de la plaine. Les carrefours sont peu lisibles et inadaptées à la vitesse et au trafic drainé par la RD. L’accès au zones résidentielles de la plaine, en particulier au Sud de l’axe majeur de transit, se révèle ainsi difficile, voire dangereux. A titre d’exemple et dans le cadre d’une amélioration de l’accessibilité à ce niveau, l’aménagement récent du carrefour giratoire desservant pour partie la zone d’activité du Haut Plan et bientôt celle de la Grande Vigne aura permis de pallier localement le dysfonctionnement.

Carrefour giratoire récemment aménagé au niveau de la zone d’activités du Haut Plan et l’extension en chantier de la Grande Vigne

Pour assurer son fonctionnement quotidien, la commune de Callian doit :

L’élaboration du PLU doit permettre de considérer l’ensemble de ces dispositions en permettant l’établissement, notamment, d’emplacements réservés pour l’aménagement des voies.

2.4.1.4. Des transports collectifs insuffisants

Jusqu’à présent, la commune de Callian ne constitue pas l’autorité organisatrice des transports collectifs et ne dispose pas d’un périmètre de transports urbains (PTU).

Le département prend en charge une partie des transports collectifs desservant la commune de Callian. Il offre un service de cars interurbains à travers son nouveau réseau VarLib reliant le Pays de Fayence aux grands pôles multimodaux de proximité, Saint-Raphaël, Fréjus et Draguignan. La commune de Callian est ainsi desservie par plusieurs lignes régulières :

Les lignes 3001, 3301 et 3302 permettent une desserte au niveau du secteur du centre ancien alors que celles 3002 et 3601 ne desservent que le secteur de la plaine. La communauté de communes du Pays de Fayence assure la gestion quotidienne des services de transport scolaire des collégiens et des lycéens qui lui a été confiée par le département sur la base d'une convention. Les lignes régulières sont ainsi renforcées par des services spéciaux scolaires desservant principalement les lycées de l’agglomération Fréjus-Saint-Raphaël, Grasse-Cannes, du Muy, de Draguignan… La plupart des individus scolarisés se rendent à leurs établissements respectifs à l’aide de ces services spéciaux permettant de parcourir de longues distances sans changement de cars et de bénéficier d’une desserte directe.

De manière générale, les lignes de cars sont peu empruntées par les habitants, ceux les utilisant le plus étant les collégiens et lycéens. A ce sujet, la politique de favorisation de l'emploi des transports collectifs impulsée par le départment par la mis en place de tarifs attractifs et l'aménagement des horaires a peu d'impact et ne touchent qu'une faible proportion d’habitants ne disposant pas de véhicule personnel.

De manière globale, l’élaboration du PLU doit aider à une amélioration de l’accessibilité de la commune dans son ensemble. A ce titre, certains principes devront faire l’objet d’une concrétisation, tels que :

Bien qu’ayant une ampleur restreinte, la commune de Callian est un point de correspondance, notamment en période scolaire. Afin d’optimiser la gestion des transports collectifs, l’élaboration du PLU doit s’effectuer en vue d’une densification des espaces urbanisés, des espaces interstitiels non utilisés, pour limiter le mitage et les flux de desserte. Il s’agira également d’anticiper l’accessibilité des points d’arrêts des transports collectifs via des cheminements piétons mais aussi cyclables sur l’ensemble du territoire communal.

2.4.2. EQUIPEMENTS ET OFFRE COMMERCIALE

Aux vues de la demande existante à l’échelle communale, la commune de Callian dispose d’un niveau d’équipements satisfaisant. Cela ne lui confère néanmoins aucune autonomie par rapport à l’ensemble du territoire intercommunal.

- Services publics

Une offre de services est présente et permet de couvrir un certains nombre de besoins. Des services municipaux aux services culturels, en passant par les services sociaux, sont recensés :

L’ensemble confirme l’existence d’un certain niveau d’équipement communaux.

En ce qui concerne les activités culturelles, l’offre pourrait être prochainement renforcée puisque un pôle culturel est envisagé au niveau du Château Goerg dans le cadre d’un projet d’ensemble incluant également une crèche et une halte-garderie.

- Equipements scolaires

La commune de Callian ne dispose que de 2 écoles primaires publiques :

Plusieurs réhabilitations, extensions et aménagements scolaires ont permis jusqu'ici à la commune de pallier les problèmes de sureffectifs et de vétusté. Les locaux actuels ne semblent quasiment plus suffisants pour répondre aux besoins actuels. D’autres projets d’augmentation de la capacité d’accueil seront donc certainement à réaliser aux vues de l’absorption des nouvelles populations s’installant.

Pour ce qui est de l’enseignement secondaire, les collégiens et lycéens se répartissent dans les équipements scolaires du canton du Pays de Fayence, voire au-delà lorsque l’offre est insuffisante. A ce titre, aucun lycée n’a encore été ouvert au sein du Pays de Fayence alors que celui-ci compte aujourd’hui plus de 0 lycéens, obligeant les élèves à effectuer des trajets quotidiens de longue durée (au moins 1,5 heures de trajet aller-retour). Les agglomérations de Cannes-Grasse et Fréjus- Saint-Raphaël drainent l’essentiel des lycéens du canton, dont ceux de Callian.

- Equipements sportifs et de loisirs

La commune se révèle être réactive quant à la satisfaction des besoins en matière d’activités sportives et récréatives. Une représentation, certes restreinte mais relativement variée, d’équipements liés à ces activités est constatée au niveau d’une bonne partie du territoire communal. Sont totalisés sur l’ensemble de la commune :

- Equipements médicaux et para-médicaux

La commune de Callian accueille 2 superstructures spécialisées respectivement dans l’action médicale et para-médicale. Les établissement de santé recensés sont les suivants :

- Offre commerciale

Les commerces sont nombreux et diversifiés tant en termes de typologie (alimentaire, papeterie, bricolage, jardinage, mobilier . services à la personne), que d’envergure (commerces de proximité et moyenne surface).

Pour ce qui est des commerces et services de proximité, leurs implantations sont exclusivement situées au niveau du centre-ville ancien. Un pôle commercial de plus grande ampleur se localise le long de la RD 942 et constitue la zone d’activités du Haut Plan.

Les efforts de la commune en termes de production de services et d'équipements sont relativement importants.

Cela étant, le constat rend compte d’une forte centralisation des équipements communaux et des commerces au niveau du centre urbain de la commune, excepté peut-être ceux relatifs à la pratique du sport mais aussi du tourisme. Bien que l’offre soit globalement suffisante, des efforts restent à réaliser pour que l’ensemble des habitants de la commune puisse en bénéficier sans éprouver de réelles contraintes, notamment d’accès.

3 . ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

3.1. PAYSAGE ET PATRIMOINE

3.1.1. ELEMENTS AUTHENTIQUES DE L’ IMAGE COMMUNALE

3.1.1.1. L’armature paysagère du territoire comme socle du projet

La commune de Callian fait partie intégrante d’un cadre paysager remarquable caractérisant le Pays de Fayence. Les reliefs prononcés des ses extrémités Nord et Sud, quasi-entièrement occupé par la couverture végétale, contrastent avec la plaine, ses coteaux Nord et son prolongement Sud en vallons, tous profondément marqués par l’empreinte de l’homme.

La plaine de Fayence constitue le centre de gravité autour de laquelle s’organise le territoire. Le relief permet des vues variées sur cet ensemble. Des points de vues, tant depuis la plaine sur les points hauts que des sommets et coteaux vers la dépression, offrent des possibilités d’appréciation et une lecture multiple du paysage.

Plusieurs éléments identitaires prévalent.

Par ailleurs, le centre historique est perceptible depuis des points éloignés tels que d’autres villages perchés (en particulier celui de Montauroux).

A l’heure d’aujourd’hui, l’ensemble de ces éléments et des ambiances qui s’en dégagent sont menacés par la montée d’un processus d’urbanisation non maîtrisé, à l’origine de la constitution des zones de mitage à vocation essentielle d’habitat.

L’intérêt porté aux perceptions et ambiances paysagères s’expliquent donc par le fait même qu’elles aident profondément à déterminer l’organisation, la structuration du territoire communal mais aussi à caractériser les rapports d’interconnexions entre les différents secteurs de ce même territoire. La finalité consiste donc à cerner le caractère identitaire de la commune de Callian en vue de proposer une réflexion urbanistique viable et acceptable dans le cadre de l’élaboration du PLU.

3.1.1.2. Un paysage forestier prédominant au Nord et au Sud

Le territoire de la commune de Callian se caractérise par une occupation des sols dominée par la forêt couvrant plus de 55,0% de sa surface. Les extrémités du territoire communal sont les plus concerné par l’enforestement : il s’agit des secteurs Garamagnes et Défens au Nord et des secteurs du Riou Blanc et du bois de l’Hermite au Sud. Cette forte présence forestière s’explique par le relief accidenté de ces secteurs qui ne facilite pas l’exploitation agricole ou encore l’urbanisation.

Pour ce qui est des autres secteurs naturels, ils constituent les espaces d’ouverture interstitielle entre les vastes étendues de forêt et les boisements d’intérêt local où se définissent encore comme les espaces de transition entre le milieu dit naturel et celui urbanisé, ou du moins marqué par l’empreinte de l’homme (par exemple, les espaces agricoles). La couverture végétale prend alors la forme de maquis, de garrigues ou encore de landes plus ou moins hautes… La forêt et ses formations annexes sont des composantes importantes du territoire, non seulement de par sa contribution à l’embellissement du cadre de vie mais aussi de par les diverses fonctions qu’elle remplit :

  • sa fonction patrimoniale : la forêt, comme il sera vu ultérieurement, est un véritable réservoir de biodiversité, recèle une grande variété d’espèces animales et végétales et, de fait, contribue à la diversité des paysages ;
  • sa fonction de protection : la forêt est l’un des outils permettant de maîtriser certains risques naturels (mouvements de terrain, chute de blocs et de pierres, crues torrentielles…) grâce notamment à sa capacité de rétention des sols et des pierres ;
  • sa fonction sociale et récréative : la forêt a une fonction de détente importante, accueille de nombreux usagers (promeneurs, randonneurs, chasseurs, cueilleurs…) et constitue un élément incontournable de l’offre touristique.
  • La forêt est donc une composante essentielle du territoire communal de Callian. Sa polyvalence impose qu’elle soit pleinement prise en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU.

    3.1.1.3. Des ouvertures agricoles de qualité au niveau de la plaine

    La plaine et ses prolongements collinaires offre de vastes champs de vision avec la plupart du temps une réciprocité des vues.

    L’ensemble du pied du village et de la dépression de la plaine qui se prolonge au Sud de la RD562 se caractérise par un paysage agricole, en grande partie remarquable. La mosaïque parcellaire, parfois complexe, rassemble des restanques cultivées en oliviers, des espaces de mi-pente en vignes ainsi que, sur les espaces plus plats, une prédominance des grandes cultures annuelles mais aussi la présence d’élevage (en particulier de type ovin). Il est également à noter l’enrichissement paysager que génère l’aspect préservé de la ripisylve, en particulier au niveau de la Camiole.

    Le territoire très ouvert offre donc une multiplicité de perceptions visuelles. Depuis la RD37 surplombant le centre-historique au niveau de sa périphérie Nord-Est, des vues panoramiques imprenables, tant sur les versants du vallon de Mailla que sur la plaine, permettent de discerner très rapidement la fonction primaire agricole de cet espace ainsi que les mutations en cours qui s’y déroulent.

    Depuis la RD562, une vue panoramique est possible sur l’ensemble de la plaine, de ses coteaux Nord et du village perché. Le mode majeur de perception du paysage à l’échelle de la plaine réside donc avant tout dans cette infrastructure routière, véritable épine dorsale du Pays de Fayence.

    Cela étant, par sa fonction de liaison des différents pôles urbains, la RD562 constitue une composante participative de l’amplification de la pression urbaine. L’implantation de bâtiments d’activités au niveau des Terrassones et du Haut Plan ainsi que l’avènement de zone d’habitat diffus au niveau de Tire-Boeuf, des Mourgues et du Plan des Combes limitent les vues et l’impression d’ensemble le long de cette séquence routière qui traverse d’Est en Ouest le territoire de Callian.

    L’appréciation des vues sur la plaine et ses coteaux attestent donc d’une qualité socio-culturelle marquant le territoire. L’agriculture constitue une activité majeure de valorisation et d’entretien des paysages, et plus simplement des espaces.

    En d’autres termes, cette activité agricole façonne une grande partie des surfaces du territoire de Callian. Outre la plaine, il s’agit également des espaces situés en périphérie Nord du centrehistorique, au niveau des Touos, des Graous ou encore des Clavéous.

    L’impact qu’elle génère au sein des paysages révèle également d’autres fonctions : sa fonction patrimoniale : l’activité agricole et les terres qu’elle occupe font parti intégrante d’un terroir local ; sa fonction de protection : du fait de leurs caractéristiques de milieu ouvert, les terrains agricoles limitent efficacement la propagation des incendies entre les zones boisées et celles urbanisées ; sa fonction sociale et récréative : les espaces agricoles remarquables constituent de plus en plus des sites majeurs d’attraction en matière de tourisme et deviennent le support de nouveaux produits de consommation tels que « l’agro-tourisme ».

    Le maintien de la qualité des perceptions, tant au niveau des premiers plans que des vues lointaines sur les coteaux, constitue un enjeu majeur de l’organisation urbaine de la plaine. Il s’agit en effet de préserver l’identité paysagère et patrimoniale de cet espace, autrement dit d’éviter toute dénaturation progressive de son caractère originel et, de fait, toute banalisation en espace périurbain.

    3.1.1.4. La richesse du patrimoine bâti

    Fort de son passé communal remontant jusqu’à l’Antiquité, la commune de Callian dispose sur l’ensemble de son territoire d’un large patrimoine bâti.

    - Monuments historiques inscrits et classés
    1 monument historique est recensé sur la commune de Callian.

    L’aqueduc antique de Fréjus, datant du Ier siècle av. J.C, a été classé le 12 juillet 1886. La section qui traverse le territoire communal est entièrement souterraine. Les effets du classement d’un monument historique sont définis par la loi et sont imprescriptibles. Autrement dit, un bien immeuble classé monument historique ne peut être détruit, déplacé ou modifié, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration ou de réparation sans l'accord préalable du ministre chargé des affaires culturelles. Les autorisations de travaux sont données par ce même ministre après consultation de la commission supérieure des monuments historiques et de l’architecte en chef des monuments historiques.

    1 monument historique inscrit est recensé sur la commune de Callian.

    La chapelle Notre-Dame des Roses a été inscrite le 28 décembre 1984. Située au lieu-dit « les Chenevières », l’inscription concerne les ruines de la nef et du clocher de la chapelle originelle Notre-Dame, datant XIIème siècle, ainsi que l’ensemble de la chapelle Notre Dame des Roses, datant du XVIIème siècle.

    1 site inscrit est recensé sur la commune de Callian ;

    Le village perché, aux formes radioconcentriques, et ses abords ont été inscrit le 26 septembre 1967. Sont principalement inclus dans le périmètre du site inscrit l’église Notre- Dame-de-l’Assomption, le château de la Mairie, le château de Goerg, la chapelle des Pénitents ou encore le lavoir Saint-Roch.

    Les effets de l’inscription sont pour l’essentiel une obligation pour le propriétaire de ne procéder à aucune modification sans avoir, 4 mois auparavant, avisé le ministre chargé des affaires culturelles de son intention. Le ministre ne peut s’opposer aux travaux qu’en engageant une procédure de classement.

    - Patrimoine bâti discret

    Outres monuments et sites classés ou inscrits, un nombre élevé d’éléments ancien remarquable sont répertoriés sur une grande partie du territoire communal.

    Au niveau du secteur communal situé Nord du centre-historique, sont principalement localisés :

    Au niveau du secteur de la plaine, sont principalement localisés :

    Lors de l’élaboration du PLU, l’ensemble de ces éléments pourront être pris en compte dans le cadre de leur protection, voire de leur valorisation.

    - Patrimoine archéologique

    Dans le cadre de l’application du principe de prévention, l’arrêté n°83029-2005 définit une zone archéologique de saisine sur le territoire communal de Callian, approuvé le 15 juin 2005. Ainsi, au niveau de la zone « Plaine de la Camiole », des vestiges archéologiques nombreux ou importants seraient présents sur les terrains inclus dans le périmètre de présomption de prescription archéologique.

    Une zone de présomption de prescription archéologique n'est pas une servitude d'urbanisme. Elle permet à l'Etat de prendre en compte, par une étude scientifique ou une conservation éventuelle, les éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d'être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l'aménagement. L’ensemble des dossiers de demande de permis de construire, de permis de démolir, d’autorisations d’installations et travaux divers, d’autorisation de lotir et les décisions de réalisation de ZAC doivent être transmis au préfet de région. Hors des zones de présomption de prescription archéologique, les personnes qui projettent de réaliser des aménagements peuvent, avant de déposer leur demande d’autorisation, saisir le préfet de région afin qu’il examine si leur projet est susceptible de donner lieu à des prescriptions archéologiques.

    Dans tous les cas, les constructions ne doivent pas compromettre la conservation ou la mise en valeur de ces biens archéologiques.

    L’ensemble de ces monuments historiques et sites détient une véritable valeur patrimoniale. Forte de son passé, la commune de Callian pourrait impulser une réelle valorisation de ses biens. Dans le cadre de la réalisation du PLU, la sauvegarde du patrimoine historique sera à prendre en considération du fait même que ce dernier puisse impacter sur les conditions d’occupation des sols des espaces attenants.

    3.1.2. FACTEURS PERTURBANTS DE L’ IMAGE COMMUNALE

    3.1.2.1. Des évolutions paysagères dénonciatrices de la récente urbanisation

    La pression urbaine est le facteur déclenchant des évolutions paysagères. Le processus d’urbanisation récent s’est concrétisé par la création de poches bâties, imperméables les unes des autres du fait d’un manque d’organisation et de cohérence. Un développement en « doigts de gant » est ainsi en cours de réalisation aux abords des axes routiers structurants que sont la RD562, la RD56, la RD96 et la RD37.

    L’expansion urbaine générée a été et est encore à destination principale de logements. De la période d’après-guerre jusqu’à aujourd’hui, près de 75,0% du parc de logements a été érigé. La généralisation d’extensions urbaines peu maîtrisées a alors eu une incidence considérable sur l’occupation des sols. Le modèle urbain répandu sur la commune de Callian est la maison individuelle implantée sur une grande parcelle. Les zones récemment urbanisées se caractérise ainsi par une densité très faible du bâti – inférieure à 3 lgt/ha en zone NB – et constitue l’expression d’un phénomène de mitage sans précédent sur le territoire communal.

    La surface occupée par des zones urbanisées discontinues explose donc au détriment des espaces agricoles et naturels. 3 secteurs discernables sont ainsi concernés par ce processus d’urbanisation diffus.

    Le secteur périphérique Nord du centre-ville se caractérise en son coeur par un paysage de maisons individuelles morcelant une zone initialement vouée à l’agriculture. La densité de ces zones urbanisées n’est aucunement proche de celle du centre historique, marquant ainsi une rupture nette entre ce dernier et le reste du territoire communal. Au niveau des extrémités du secteur, le mitage se prolonge mais, cette fois, au sein d’espaces boisés plus ou moins préservés. En sa partie Est, la topographie constitue encore un facteur limitant de l’urbanisation.

    Au niveau du secteur Nord de la plaine, l’étalement urbain se fait au détriment des espaces agricoles. Les zones urbanisées sont ponctuées de parcelles résiduelles encore cultivées sinon promises à l’enfrichement. La RD562, véritable épine dorsale du Pays de Fayence, facilite l’accès à la plaine, devenant alors le site privilégié d’implantations bâties, tant à vocation résidentielle qu’économique. Ainsi, cette plaine constitue un lieu de tensions entre exigences immédiates de développement urbain et nécessité de protection d’un patrimoine agricole remarquable.

    Le secteur Sud de la plaine, séparé de son secteur Nord par la RD562, constitue un espace de mitage résidentiel structuré par 2 voies principales et transversales à cette RD562, à partir desquelles un amoncellement de ramifications permet la desserte des logements en impasse. Dans la partie Nord du secteur, l’urbanisation s’est faite au détriment d’une zone agricole dont les reliques sont encore perceptibles. Dans la partie Sud, l’extension du bâti a fragmenté plusieurs boisements, et ce jusqu’aux abords du vallon du Riou Blanc.

    Tout en le menaçant, l’urbanisation récente contraste donc avec le paysage hérité de structures anciennes (village perché, système agricole en terrasse) qui définit encore le territoire communal de Callian. Les conséquences négatives de ce phénomène de mitage sont nombreuses : affaiblissement identitaire via une banalisation du paysage, limitation du potentiel foncier, dégradation du cadre de vie ou encore risques à terme pour la ressource touristique. La mise en oeuvre d’une logique d’organisation urbaine doit impérativement se substituer à celle d’opportunités foncières qui régit de manière globale le processus d’urbanisation actuel. Les parcelles résiduelles et non bâties que le mitage génère sont de plus en plus nombreuses, ce qui limitent les réflexions d’ensemble, du moins les complexifient. Les espaces concernés risque ainsi de faire seulement l’objet, dans le cadre de l’élaboration du PLU, d’un arrêt de l’urbanisation ou d’une « optimisation » ordinaire, avec un type d’habitat individuel pur.

    3.1.2.2. Des entrées de ville peu identitaires

    Plusieurs entrées de villes ont été identifiées et font l’objet d’enjeux en matière de paysage. Elles influencent en effet l’appréciation globale que peuvent se construire tout visiteur ou habitant sur la commune et ses composantes. L’image de Callian se trouve ainsi partiellement tributaire du niveau qualitatif de ces entrées de ville.

    Les deux entrées de villes majeures se situent au niveau de la plaine. La configuration longitudinale du territoire communal font qu’elles délimitent purement et simplement les deux extrémités d’un étroit tronçon de la RD562, s’étendant sur un peu moins de 2 km. A cela s’ajoute que la RD562 ne draine pas directement le centre urbain. Au final, ces entrées de ville peuvent être qualifiées comme des points de passage donnant un bref aperçu de la commune depuis la plaine. Dans tous les cas, toutes deux se caractérisent par des espaces agricoles entrecoupés par l’alternance de poche de bâtiments d’activités ou de logements individuels purs. L’entrée de ville Est, davantage que l’entrée de ville Ouest, constitue un continuum bâti de zones d’activités entre Callian et Montauroux qui complexifie la lisibilité du territoire communal, ou du moins atténue le marquage physique de l’arrivée sur celui-ci.

    La progression d’une urbanisation effectuée au coup par coup, accompagnée d’un enchevêtrement anarchique des différents types de tissus, d’une absence d’harmonisation entre les formes architecturales et de réflexion paysagère au niveau de la voirie attenante, stigmatise ces deux entrées de villes qui ne révèle pas le caractère identitaire et originelle de la commune. Elles ne sont que la partielle représentation du phénomène d’étalement urbain qui dénature le territoire communal depuis un peu plus de trois décennies ou, à proprement parlé, en banalise le paysage.

    D’autres entrées de villes, plus confidentielles, se localisent dans la partie située au Nord du centre urbain historique. Celle la plus proche du village perché est l’entrée de ville existante entre Callian et Montauroux, au niveau de la RD37. Le mitage et le tissu d’habitat continu mais lâche qu’il génère atténuent considérablement la matérialisation du passage d’une commune à l’autre. Les flancs relativement abrupts du vallon de Mailla offrent cependant au détour d’un virage une vue imprenable sur le village perché et indiquent ainsi aux usagers de la route de leur arrivée sur le territoire callianais.

    Via les tronçons Nord de cette même RD37 et de la RD96, deux « portes » sur les espaces dits naturels sont identifiées. Celle de la RD 37, en direction de Mons, impose un paysage à dominante forestière, entrecoupé de parcelles agricoles remarquables (dont une oliveraie) et de propriétés privées dissimulées dans les hautes futaies. La dernière, au niveau de la RD96, en direction de Saint-Cézaire-sur-Siagne, offre un paysage quasi-exclusif d’une forêt dense implantée dans une zone accidentée, les gorges de la Siagne. D’ailleurs, le passage d’une commune à l’autre est ici clairement matérialisé par le pont qui surplombe le cours d’eau.

    De manière générale, ces entrées de ville de second plan gardent un caractère patrimonial dominant qui participe à la qualité de l’image du territoire communal. La question de la localisation des activités en entrée de ville n’est pas à remettre en cause mais celle de la qualification de ce type de zones reste à débattre (traitement des espaces publics, du stationnement, de la signalétique, des façades du bâti…). Ces zones et l’appréciation qui s’en dégage participent à l’image de la ville et sont, de fait, des secteurs d’enjeux forts en termes de qualification paysagère.

    L’évolution spatiale des ambiances paysagères du Nord au Sud du territoire communal est représentative de l’armature observée sur l’ensemble du Pays de Fayence. En termes de morphologie et de structuration, l’originalité conférée au territoire est cependant toujours présente.

    La prise en compte de la dimension durable du paysage comme ressource à long terme constitue la garantie de la sauvegarde du cadre de vie mais aussi de l’économie touristique. Dans le cadre de l’élaboration du PLU, la maîtrise de l’urbanisation diffuse, au-delà même des conséquences paysagères qu’elle engendre, s’avère donc être très certainement un enjeu primordial.

    L’un des enjeux majeurs pour la commune de Callian et, plus précisément, pour la pérennité de l’image pittoresque qu’elle renvoie serait d’engager une politique consistant à réguler et organiser de manière censée l’extension des zones urbanisées. A ce titre, dans les secteurs à dominante résidentielle, il semble judicieux que la question de l’accompagnement des constructions nouvelles soit abordée. Plusieurs types de prescriptions pourront être inscrits dans le PADD : par exemple, la création et la mise en réseau des espaces verts urbains doit aboutir à une réflexion sur la trame verte urbaine, en complément de l’approche sur les trames naturelles précédemment évoquées.

    3.2. VALEUR ECOLOGIQUE DU MILIEU

    3.2.1. RECONNAISSANCE DU PATRIMOINE NATUREL

    Les deux extrémités Nord et Sud de la commune de Callian présente un fort intérêt écologique. D’un point de vue floristique, la disparité importante des espèces atteste d’une biodiversité relativement bien préservée dans le temps. Chênes pubescents, chênes verts, chênes lièges, érables mais aussi pins maritimes, pins sylvestres, pins d’Alep témoignent de cette variété biologique. La présence ponctuelle de charmes confère une rareté végétale aux deux secteurs communaux en question.

    D’un point de vue faunistique, la continuité du milieu naturel, et notamment la présence de vastes étendues forestières, font que ces secteurs offrent de grandes possibilités pour les déplacements des animaux. Par ailleurs, la juxtaposition, sur un même territoire, de milieux ouverts et fermés, secs et humides, contribue à offrir autant d’habitats potentiels pour de nombreuses espèces.

    Parallèlement, le réseau hydrographique est favorable à de très nombreux échanges, fait office de véritable fil conducteur entre les différents secteurs du territoire communal et, de fait, constitue un ensemble de corridors biologiques essentiels.

    La « fonctionnalité naturelle » de l’espace est en revanche altérée par des barrières, principalement situées au niveau de la plaine et liées à la présence d’une urbanisation continue le long de la RD562. Le mitage urbain constaté sur le territoire contribue par ailleurs à la fragmentation des espaces naturels.

    Dans ce contexte, le territoire communal de Callian s’avère concerné par plusieurs mesures incitant ou exigeant la protection des écosystèmes.

    3.2.2. INVENTAIRES ZNIEFF

    Les zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) constitue des inventaires établis à l'initiative et sous le contrôle du ministère chargé de l'environnement. Elles sont un outil de connaissance du patrimoine naturel national permettant une meilleure prévision des incidences des aménagements et des nécessités de protection de certains ensembles fragiles. Elles identifient, localisent et décrivent les sites d'intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats.

    On distingue :

    - Marais de Fondurane (ZNIEFF terrestre de type I, code 83100132, 45,01 ha)
    - Description générale de la zone

    Le marais de Fondurane est implanté sur la queue Ouest du lac de Saint-Cassien. Les berges peu abruptes du lac à cet endroit ont permis la formation d'une zone humide. La mosaïque de milieux qui compose le site permet un accueil optimal pour l'avifaune, gravières, roselières et vasières jouant un rôle important lors de la migration des oiseaux.

    Le site inclut l'arrêté préfectoral de protection de biotope du Fondurane. De plus, dans ses parties Sud et Nord, sont englobées des ripisylves intéressantes du point de vue écologique.

    - Intérêt floristique de la zone

    Les bois en contre-haut des rives du marais de Fondurane sont une des rares localités françaises du chêne faux-liège (Quercus crenata).

    - Intérêt faunistique de la zone

    Le Marais de Fondurane est l’un des milieux palustres les plus intéressants parmi ceux non littoraux du département du Var, avec la présence d’une vingtaine d’espèces animales patrimoniales.

    L’intérêt du site est principalement ornithologique, une multiplicité d’espèces d’oiseaux nichant sur le site : il s’agit à titre d’exemple du héron pourpré, du faucon hobereau, de la chouette chevêche, du petit-duc scops, du martin-pêcheur d’Europe, du guêpier d’Europe, de la huppe fasciée ou encore de l’hirondelle rousseline.

    Pour ce qui est des mammifères, il faut signaler que la zone humide est utilisée comme territoire de chasse par une chauve-souris, le molosse de Cestoni.

    L’herpétofaune locale est représentée par la cistude d’Europe et la tortue d’Hermann. L’une des espèces les plus éminentes de l’entomofaune locale est la spectaculaire magicienne dentelée, une espèce d’orthoptères d’intérêt patrimonial et protégée au niveau européen.

    - Gorges de la Siagne et de la Siagnole (ZNIEFF terrestre de type I, code 83100161, 858,00 ha)
    - Description générale de la zone

    Le site est délimité par la topographie des gorges. Les gorges de la Siagne se situent en plein coeur d'un territoire de formation karstique présentant une multitude de cavités, avens ou grottes. Elles tranchent profondément une zone de plateaux ou de collines boisées d'altitude moyenne comme la colle de Mons.

    Présence dans la zone d'un aqueduc romain qui alimentait Fréjus.

    - Intérêt floristique de la zone

    Des forêts et fourrés alluviaux hébergent des espèces rares en région provençale (charme, certaines fougères) et notamment une espèce végétale endémique et très localisée : l’erodium de Rodié. Les falaises accueillent des chênaies matures.

    - Intérêt faunistique de la zone

    Ces gorges calcaires recèlent un patrimoine faunistique de grand intérêt. Elles hébergent une trentaine d’espèces animales d’intérêt patrimonial.

    En ce qui concerne les mammifères, il existe au moins 6 espèces de chauves-souris d’intérêt patrimonial dont les rares vespertilion de Capaccini et rhinolophe euryale.

    L’avifaune nicheuse est riche en espèces intéressantes. C’est ainsi qu’on retrouve sur la zone le faucon pèlerin, l’aigle royal, l’autour des palombes, le grand-duc d’Europe, le martin-pêcheur d’Europe, le cincle plongeur ou encore le monticole de roche.

    Les Amphibiens sont quant à eux représentés par le Pélodyte ponctué. Pour ce qui est des poissons d’eau douce, on observe dans ces gorges le barbeau méridional ou encore le blageon.

    Une dizaine d’espèces d’invertébrés, et plus précisément de mollusques, de crustacés, d’insectes et d’arachnides sont d’intérêt patrimonial. Certains de ces invertébrés sont protégés au niveau européen tels que le sphinx de l’Epilobe.

    - Moyenne et haute vallée du Reyran et bois de Bagnols (ZNIEFF terrestre de type II, code 83146100, 1932,59 ha)
    - Description générale de la zone

    Il s’agit du vaste massif peu habité et recouvert d’un maquis boisé dominant le site tristement célèbre du barrage détruit du Malpasset. Les limites de cette zone sont fondées sur le massif de Bagnols-en-Forêt et se prolongent le long de la vallée du Reyran afin de respecter une logique commune des peuplements et du fonctionnement des écosystèmes.

    - Intérêt floristique de la zone

    Les bois de Bagnols et les environs du barrage sont caractérisés par leur richesse écologique remarquable. Ils constituent un habitat privilégié pour des espèces endémiques, telles que le trèfle vésiculeux, ou encore des espèces rares, telles que la fraxinelle.

    - Intérêt faunistique de la zone

    La vallée du Reyran est dotée d’un cortège faunistique intéressant. 21 espèces animales d’intérêt patrimonial dont 6 correspondant à des espèces déterminantes fréquentent cette vallée. Son intérêt ornithologique réside dans la présence d’une population d’hirondelle rousseline. Les autres nicheurs comprennent le circaète Jean-le-blanc, le guêpier d’Europe, le martin-pêcheur d’Europe, le pic épeichette, les bruants proyer et ortolan.

    Des espèces de chiroptères sont présentes dans cette zone. Il s’agit en particulier du grand rhinolophe. Les invertébrés d’intérêt patrimonial sont représentés par des espèces rares et endémiques telles que le charançon Pararaymondionymus fossor (espèce déterminante de coléoptères), la decticelle varoise (espèce déterminante d’orthoptères), la Diane (espèce déterminante de lépidoptères) ou encore le scorpion jaune languedocien (espèce déterminante d’arachnides).

    - Bois de l'Hermite (ZNIEFF terrestre de type II, code 83147100, 1811,29 ha)
    - Description générale de la zone

    Il s’agit d’un bel ensemble forestier dominé au Nord par les formations à chêne pubescent, fréquemment en sous-étage du pin d’Alep, et majoritairement peuplé au Sud par la forêt à chêne liège. Le choix effectué en termes de délimitation de la zone permet d’englober l’ensemble fonctionnel des charmaies et de s’appuyer sur le cours du Biançon, du lac de Saint-Cassien et de la RD 66.

    - Intérêt floristique de la zone

    L’intérêt de cette zone réside principalement dans la richesse de sa flore comportant des éléments remarquables d’affinités orientales et septentrionales. C’est ainsi qu’on observe des formations de charmes se rencontrant dans les vallons avec une flore associée diversifiée. Le chêne faux-liège, espèce protégée, et le chêne chevelu sont présents dans la portion occidentale et constituent une sous-association au sein de la charmaie.

    - Intérêt faunistique de la zone

    Seulement trois espèces animales d’intérêt patrimonial dont une déterminante ont été recensées sur la zone.

    Il s’agit pour les oiseaux nicheurs du guêpier d’Europe et du pic épeichette. L’autre espèce d’intérêt patrimonial concerne un insecte, le carabe de Solier (espèce déterminante de coléoptères).

    3.2.3. ARRETE PREFECTORAL DE PROTECTION DE BIOTOPE

    Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope permettent au préfet de fixer les mesures tendant à protéger des milieux peu exploités par l’homme et abritant des espèces animales et/ou végétales sauvages protégées. La réglementation édictée vise le milieu lui-même et non les espèces qui y vivent (maintien du couvert végétal, du niveau d’eau, interdiction de dépôts d’ordures, de construction, d’extraction de matériaux…). Cela étant, la destruction, le dérangement ou le

    déplacement des espèces protégées par la loi sont interdits.

    Un arrêté préfectoral de protection de biotope concerne, pour partie, le territoire communal de Callian, au niveau du secteur du Fondurane. Cet arrête a été établi en date du 19 septembre 1988 et concerne 43 ha de retenue d’eau douce et ses abords.

    Ce site s’avère être nécessaire à l’alimentation, la reproduction, le repos et la survie d’espèces protégées par la loi, notamment des espèces d’oiseaux et de poissons.

    Une étendue d’eau douce est à préserver tout particulièrement du fait qu’elle assure le stationnement et le développement d’une faune remarquable. Le rôle biologique du secteur est ainsi à préserver, voire à favoriser.

    Le présent arrêté s’applique au biotope constitué par l’extrémité Nord-Ouset de la retenue d’eau douce de Saint-Cassien, au lieu-dit Fondurane, incluant l’étendue d’eau libre et ses rives ainsi que les bras du Biançon et de la Carpinée dans les limites de la zone concédée à EDF. Toute activité susceptibles de modifier ou de détruire le biotope en question est interdite (circulation et stationnement des automobiles et tout autre engin terrestre, des bateaux et tout autre engin flottant, le camping et le caravaning) ou réglementée (travaux d’entretien et d’exploitation de la retenue conduits par EDF, travaux d'aménagement du site en vue de favoriser le rôle biologique du milieu naturel).

    Ce site fait l’objet d’un plan de gestion qui ne suffit pas à enrayer la perte d’intérêt écologique du site suite aux marnages liés aux sécheresses successives ; la disparition de la roselière (typhaie) en est la manifestation la plus visible, accompagnée de la disparition des oiseaux hivernants et du milieu aquatique.

    3.2.4. RESEAU NATURA 2000

    L’action de l’union européenne en faveur de la préservation de la diversité biologique repose en particulier sur la création d’un réseau écologique cohérent d’espaces, nommé Natura 2000. La procédure permettant de constituer ce réseau comprend, en autres, les sites d'importance communautaire (SIC), comme il en existe un sur la commune de Callian.

    En effet, une partie du territoire communal de la Callian est éligible au réseau Natura 2000. Il s’agit d’un site d’importance communautaire (SIC) des gorges de la Siagne inscrit au réseau le 8 mai 2008.

    Les SIC sont les sites sélectionnés, sur la base des propositions des Etats membres, par la commission européenne pour intégrer le réseau Natura 2000 en application de la directive européenne de 1992 relative à la conservation des habitats naturels ainsi que la faune et la flore sauvage, dite directive "Habitats-Faune-Flore". Au travers leur constitution, la finalité est d’aboutir à la désignation de Zones Spéciales de Conservation (ZSC). Dans tous les cas, les SIC entrent dans la constitution du Réseau Natura 2000 et font l’objet d’une évaluation d’incidence pour tout projet à développer à proximité de ces périmètres.

    Les zones Natura 2000 ont pour objectif la préservation des espèces et des habitats. Ces zones n’ont pas pour vocation de constituer des « sanctuaires de nature » où toute activité humaine serait à proscrire. Un projet d’aménagement, du moment qu’il ne compromet pas les objectifs du document d'objectifs (DOCOB) d’un site Natura 2000, peut se concrétiser.

    Depuis 2000, le SIIVU de la Haute Siagne a été désigné comme opérateur du SIC des gorges de Siagne et, à ce titre, a établi un document d'objectifs qui a été validé en 2005.

    - image: Gorges de la Siagne (SIC, code FR9301574, 4 936,00 ha)
    - Description générale de la zone

    Après avoir reçu les eaux de la Siagnole, la Siagne se fraie un chemin au travers de magnifiques gorges, creusées très profondément dans la zone des plateaux et des collines boisées. Dès lors, le site abrite des milieux naturels remarquables :

    La démarche concernant le document d'objectifs (DOCOB) est entamée sur cette zone.

    - Intérêt floristique de la zone

    La formation végétale principale est une chênaie à chêne vert. Globalement, le caractère floristique de la zone s’avère être remarquable.

    - Intérêt faunistique de la zone

    En ce qui concerne la faune, le site présente un intérêt particulier pour la conservation des chauves-souris. La rivière héberge de belles populations d'écrevisses à pattes blanches ainsi que de barbeaux méridionaux. Les inventaires réalisés dans le cadre du document d'objectifs ont mis en évidence la présence d'espèces de fort intérêt patrimonial mais à répartition très ponctuelle. Il s’agit de la tortue d'Hermann, du spélerpès de Strinati ainsi que de la vipère d'Orsini. En outre, d’autres espèces d'intérêt communautaire sont potentiellement présentes sur le site et seront à rechercher lors de futurs inventaires. Il s’agit en particulier d’un mammifère, la loutre d'Europe.

    3.2.5. ESPACES NATURELS SENSIBLES

    Confiée au département, la politique des espaces naturels sensibles (ENS) s’inscrit dans le contexte d’évolution des politiques nationales de gestion de l’environnement. Elle vise la protection, la gestion et l’ouverture au public d’espaces naturels menacés.

    1 ENS est situé sur le territoire communal de Callian.

    Il s’agit du site de la chapelle Notre-Dame des-Roses, l’édifice appartenant au patrimoine architectural local.

    La commune de Callian présente des habitats naturels propres aux espaces méditerranéens de moyenne montagne. Les grandes étendues forestières et, de manière plus confidentielle, les corridors écologiques que sont les ripisylves constituent des réservoirs majeurs de biodiversité à l’échelle du département du Var.L’incitation à leur protection et le respect des préconisations et prescriptions s’y rattachant doivent constituer l’un des enjeux prioritaires de l’élaboration du PLU.

    3.3. POLLUTIONS, NUISANCES ET RESSOURCES NATURELLES

    3.3.1. QUALITE ET GESTION DES EAUX

    3.3.1.1. Des cours d’eau globalement temporaires

    Un réseau hydrographique relativement dense irrigue le territoire communal de Callian, en particulier le secteur de la plaine. Un seul cours d’eau est permanent, il s’agit du Riou Blanc qui s’écoule dans le secteur Sud de la commune et d’Est en Ouest, avant de se jeter dans le lac de Saint-Cassien. D’autres cours d’eau temporaires traversent la commune et drainent une partie du bassin versant de la Siagne. Il s’agit de :

    Pour ce qui est de la Siagne, elle constitue la frontière physique Nord entre Saint-Cézaire-sur- Siagne et Callian mais ne s’écoule pas sur le territoire de cette dernière.

    Les cours d’eau appartenant au territoire communal de Callian possède un régime hydraulique marqué par le climat méditerranéen. Ils présentent des déficits hydriques marqués en période d’étiage, en particulier durant celle estivale. Ce constat est renforcé par le contexte climatique sec de ces dernières années. Des périodes de sécheresse importantes sont en effet à l’origine d’une remise en cause de la permanence du Riou Blanc qui ne coule en amont du lac de Saint-Cassien que lors des fortes pluies alors que cet écoulement était encore permanent il y a quelques années encore. Cela étant, compte tenu du contexte géologique et climatique, les recharges liées aux précipitations sont en revanche très rapides.

    Globalement, les cours d’eau présente une qualité bonne à très bonne pour les paramètres physco-chimiques et biologiques suivis. Certaines perturbations sont cependant observée : le tronçon de la Siagne traversant la commune présente selon les années une qualité altérée pour les paramètres « matières organiques et oxydables » et « microrganismes » ; le tronçon du Riou Blanc traversant la commune présente d’années en années une qualité médiocre en matière de concentration des matières phosphorés et des nitrates.

    Ce dernier cours d’eau, qui alimente le lac de Saint-Cassien, présente des pollutions dont l’origine est certainement à rechercher du côté des rejets de stations d’épuration et des dysfonctionnements d’assainissement individuel.

    3.3.1.2. Des masses d’eaux souterraines relativement conséquentes

    Situées en milieu karstique, les principales masses d’eau susceptibles d’approvisionner le territoire communal sont largement dépendantes des pluies pour leurs recharges. Les quantités sont fortement liées aux périodes de sécheresse et de pluies. Compte tenu de l’infiltration rapide, les pluies sont très efficaces pour effectuer une recharge efficace.

    Cette forte dépendance au climat est également à mettre en corrélation avec les importants prélèvements liés aux adductions en eau potable et irrigations, celles-ci étant elles-mêmes indirectement liés aux conditions climatiques (car plus importantes en périodes estivales). Globalement, les eaux souterraines présentent une bonne qualité et sont chargé en carbonates. Quelques dégradations sont cependant observées selon les masses d’eau. Elles sont de diverses nature (hydrocarbures, solvants, pesticides…) et systématiquement liées à l’urbanisation des différents basins versants.

    Ainsi, si le contexte karstique favorise la recharge des nappes et précipitations, l’infiltration rapide peut également concerner des polluants de surface, rendant la ressource naturelle particulièrement vulnérable. A titre d’exemple, sont recensées sur les masses d’eau situées en aval de la STEP bicommunal des communes de Callian et Montauroux des pollutions ponctuelles liées à des difficultés d’assainissement. Le mitage urbain constitue une autre source de pollution non négligeable des apports souterrains, en particulier à cause de certains de leurs systèmes d’assainissement autonome défaillants et d’une multiplication des points de contacts entre ces pollutions et la ressource.

    3.3.1.3. Un approvisionnement en eau potable en voie d’insuffisance

    L’approvisionnement s’effectue au niveau de la source de la Siagnole, à Mons. Il s’agit d’une résurgence karstique de bonne qualité, très réactive aux épisodes de pluie et de sécheresse. Cette source nécessite ainsi un approvisionnement régulier en eau de pluie de 3 mois environ, en particulier au printemps pour garantir la recharge des réserves.

    La ressource en eau potable est prélevée dans le cadre d’un service public par une société d’économie mixte créée en 1995 par le département, la société d’exploitation des sources de la Siagnole (E2S) filiale de Veolia. Cette société est placée sous régime de concession avec le département, propriétaire des infrastructures. La société E2S gère ainsi l’approvisionnement en eau potable de la commune de Callian ainsi que de la totalité des communes du Pays de Fayence, excepté Tanneron.

    Pour faire face aux tensions créées à la fois par la hausse de la consommation et le déficit pluvial et pour assurer l’approvisionnement qui faisait défaut jusque là, E2S a mis en place en 2006 le forage de la Barrière, au niveau du territoire communal de Montauroux. Il permet de pomper l’eau de la nappe de la plaine de Fayence en cas de déficits de la source de la Siagnole et constitue une ressource de sécurité qui manquait jusque là. En effet, la marge de production estivale était faible, voire négative, jusque la mise en service de ce forage.

    Le territoire approvisionné ne dispose toutefois pas de nappes phréatiques importantes, exceptée celle de la plaine de Fayence. Actuellement, les solutions envisagées vont davantage dans le sens de prospections de nouvelles ressources que dans celui d’une évolution des pratiques de consommation et de gestion. La société E2S recherche ainsi de nouveaux sites pour des forages dans la plaine de Fayence. Pour gérer la demande croissante, des réserves supplémentaires d’eau pourraient être envisagées dans le lac de Saint-Cassien.

    3.3.1.4. Un réseau d’eau pluviale absent

    Actuellement, la commune ne dispose pas de réseau d’évacuation des eaux pluviales. Les ruissellements s’effectuent dans les caniveaux, les fossés et à défaut ou lors d’évènements importants, directement sur la chaussée.

    3.3.1.5. Des systèmes d’assainissement en voie d’obsolescence

    L’assainissement relève des compétences communales, soit par le biais d’un dispositif d’assainissement collectif, soit par le biais d’installations d’assainissement autonome.

    L’assainissement collectif bénéficie au centre-vile ancien, à sa périphérie proche ainsi qu’à certains secteurs de la plaine.

    L’assainissement individuel se localise au niveau des habitations isolées qui composent la majorité des espaces de mitage.

    En ce qui concerne les installations d’assainissement autonomes, la plupart d’entre elles sont anciennes et ne sont plus aux normes actuelles.

    Les communes de Callian et Montauroux sont les seules communes du Pays de Fayence à détenir une STEP intercommunale. Cette dernière a une capacité de 5 700 eh et est à l’heure actuelle considérés comme sous-dimensionnée par rapport aux besoins de Callian. A ce titre, les deux collectivités ont prévu communément, par le biais de leur SIIVU de la station d'épuration Callian- Montauroux (SECM), la construction d’une nouvelle station bi-communale avec Montauroux. Les études préalables à la mise en oeuvre de l’installation de traitement ont été approuvées en 2006. La préservation de la qualité des masses d’eau, qu’elles soient souterraines ou superficielles, est partiellement tributaire de la bonne gestion de l’assainissement. L’élaboration du PLU devra donc inciter à la limitation des zones d’urbanisation diffuse dont les installations d’assainissement autonome s’avèrent, dans leur globalité, moins efficace qu’un dispositif d’assainissement collectif. L’enjeu d’un raccordement graduel de ces habitations serait éventuellement à considérer, le coût excessif généré constituant cependant un facteur très limitant.

    3.3.2. DEFIS DES ENERGIES RENOUVELABLES

    Malgré la présence de ressources naturelles en quantité (eau, bois, soleil), le territoire du Pays de Fayence est peu engagée dans la production d’énergie renouvelables. Aucune installation collective à usage local n’est présente sur le territoire, hormis le barrage de Saint-Cassien qui produit de l’électricité hydraulique et approvisionne des territoires voisins.

    Une source nouvelle de production d’électricité devrait normalement voir le jour dans un futur proche puisqu’est prévue sur l’ancienne décharge du Haut Défens, située dans le secteur Nord de la commune de Callian, une « ferme solaire ». L’installation des panneaux photovoltaïques pourra être transformé en électricité et sera raccordée à 3 autres installations situées respectivement sur les communes de Fayence, Tourrettes et Saint-Paul-en-Forêt. K’ensemble devrait générée une puissance de 12 KW.

    La mise ne oeuvre de panneaux photovoltaïques devra faire l’objet d’une spécification en termes de règlement et de zonage au sein du PLU, et ce dans l’objectif d’en assurer la maîtrise, notamment d’un point de vue paysager.

    image: Site d’implantation du futur parc de panneaux photovoltaïques : l’ancienne décharge du Haut Défens

    3.3.3. GESTION DES DECHETS

    Contrairement aux déchets non-ménagers qui sont de la seule responsabilité des producteurs, la collecte, le tri et le traitement de ceux ménagers relève de la compétence de la collectivité locale.

    Jusqu’au 1er janvier 2007 marquant le passage effectif à la communauté de communes du Pays de Fayence, la collecte des déchets ménagers et assimilés relevait de la commune de Callian. Depuis, elle est de la compétence de l’intercommunalité.

    Les ordures ménagères de la poubelle « ordinaire » sont soit collectées en port-à-porte, soit au niveau de points d’apports volontaires. Par la suite, ces déchets transitent par un quai de transfert déchetterie intercommunale situé à Tourettes, avant d’être acheminés au centre de stockage des déchets ultimes de Bagnols-en-Forêt où une partie est compactée et mises en balles et l’autre directement enfouie. Quant aux déchets issus du tri sélectif, ils sont dirigés vers le centre de tri situé au Muy.

    En Pays de Fayence, la production d’ordures ménagères s’élève à 490 kg/hab/an. A titre de comparaison, c’est 1,4 fois plus que la moyenne nationale de 360kg/hab/an. La tendance de la production cantonale est croissante, malgré un léger fléchissement en 2006. Depuis 2004, plus de 15 000 t de déchets ont été traités annuellement. La population touristique et saisonnière est sans doute à l’origine d’une surproduction importante de déchets que le territoire doit gérer sur des périodes courtes et en mobilisant des moyens importants. Une énorme marge de progrès semble donc encore à réaliser en matière de réduction de déchets à la source.

    Dans le cadre de l’élaboration du PLU, la gestion améliorée des déchets ne peut que se traduire en matière de collecte qu’il serait possible de faciliter via des projets de confortation de la voirie de desserte inadaptée au niveau de certaines zones d’habitat.

    3.3.4. EXPOSITION AU BRUIT

    Les nuisances sonores au niveau de la commune de Callian ont essentiellement comme origine le transport routier. La RD562 connaît un trafic important, le trafic moyen journalier étant au moins égale à 21 500 véhicules.

    Ce trafic important résulte en grande partie du déséquilibre créé par l’afflux de nouveaux résidents n’ayant pas trouvé de logement leur convenant à proximité de leur lieu de travail sur le littoral azuréen. Ils utilisent de fait leur véhicules personnels de façon quotidienne dans leurs déplacements domicile-travail faute d’alternative, notamment de transports en commun. La lutte contre le bruit est un des impératifs de l’aménagement du territoire. Le PLU, en tant qu’instrument de prévision et donc de prévention, doit intervenir sur les différents modes d’occupation du sol admis ou susceptibles d’être admis au voisinage de cette voie bruyante qu’est la RD562. L’objectif est d’améliorer la situation existante ou future des riverains, notamment les habitants.

    image RD562 : la seule voie bruyante recensée sur le territoire communal

    3.4. RISQUES MAJEURS

    Le territoire de la commune de Callian est concerné par de nombreux risques naturels :

    ainsi que par un risque dit technologique, plus précisément industriel.

    3.4.1. RISQUE DE FEUX DE FORET

    Les feux de forêt sont des incendies qui se déclarent et se propagent sur une surface d’au moins 1 ha de forêt, de maquis ou de garrigue.

    L’importante couverture forestière conjuguée à la présence importante de certaines espèces pyrophiles (en particulier le pin sylvestre), aux effets des épisodes de vents violents et de sécheresse1 font du risque de feux de forêts, l’un des risques majeurs existant sur la commune de Callian.

    Le principal sinistre a eu lieu en 1982 dans le centre-ville ancien.

    En zone méditerranéenne, plus de 80,0% des incendies sont liés à l’activité humaine (accident, imprudence, travaux agricole et forestier, malveillance, mitage, déprise agricole…) contre 70,0% dans les autres régions. Ils sont, par la suite, aggravés par les facteurs naturels cités plus haut. Les zones urbanisées représentent les points sensibles au risque d’incendies. L’avènement d’une urbanisation peu maîtrisée et, en particulier, le développement de constructions au sein des massifs boisés et forestiers contribuent à accroître le risque. Le mitage urbain participe donc à l’accroissement des populations exposées ainsi qu’à l’augmentation de l’aléa2 en multipliant les sources de départ de feu.

    Plusieurs mesures préventives de résorption des causes d’incendie sont prises sur le territoire communal :

    Dans le cadre de l’application de ces mesures, un comité communal feux de forêts (CCFF) de Callian a été mis en place après délibération du conseil municipal il y a une vingtaine d’année et relancé en 1997.

    A ce jour, aucun PPRi n’existe sur le territoire communal de Callian. Certaines zones récemment urbanisées se localisent au Nord au niveau des Défens ou encore au Sud à proximité du vallon du Riou Blanc, en milieu boisé. Leur desserte parfois mauvaise – du fait soit de l’étroitesse ou de l’état des voies (dégradée ou non revêtue) – est un facteur risquant d’aggraver la maîtrise des incendies et l’évacuation des personnes en danger.

    Un projet de planification prenant en compte le risque de feux de forêts peut permettre de limiter la propagation des feux et, de fait, l’étendue des sinistres. Cela peut se traduire par une interdiction des extensions urbaines au sein des espaces enforestés et boisés. De même, la préservation et la valorisation de l’activité agricole, par l’entretien de terrains ouverts jouant le rôle de pare-feux, sont susceptibles de jouer un rôle majeur dans la limitation du risque.

    1 Une faible teneur en eau favorise l’inflammation, mêmes à des températures relativement basses.
    2 C’est à dire l’occurrence d’un phénomène naturel d’intensité donnée.

    3.4.2. RISQUE D’ INONDATIONS

    Une inondation est une submersion plus ou moins rapide d’une zone, avec des hauteurs d’eau plus ou moins importantes.

    Par hydromorphisme des sols, la plaine est soumise à un risque d’inondations. En ce qui concerne le risque d’inondation par débordement des lits des cours d’eau, sont distinguées deux zones de vulnérabilité différente. La vallée du Riou Blanc constitue une zone de risques faibles puisque le lit majeur est composé de zones naturelles et seules les abords de ce dernier sont urbanisés. Le secteur de la plaine, dans lequel se situent la Camiole, le vallon de Mailla et celui des Combes, s’avère être une zone de risques plus élevés du fait que des zones résidentielles et d’activités se sont développés de part et d’autre de la RD562. Pour ce qui est des gorges de la Siagne, l’aléa de type torrentiel est constaté.

    Le principal évènement survenu est un débordement du lit de la Camiole qui a inondé en 1988 une partie de la plaine.

    Le territoire communal est recouvert d’une large zone soumise à des mesures préventives. En effet, un plan d’exposition aux risques naturels prévisibles (PER) relatifs aux risques de mouvements de terrains et d’inondations a été approuvé le 26 février 1992 et s’appliquent sur la commune de Callian. La loi n°95-101 du 2 février 19 95 sur les risques naturels prévisibles institue la mise en place des plans de prévention des risques (PPR). Depuis le 11 octobre 1995, date de publication du décret n°95-1089 du 5 octobre 1995, les anciens PER approuvés valent PPR. C’est le cas du PER en vigueur sur la commune de Callian.

    L’objectif est de prendre en compte les risques dans les projets d’aménagement, le champ d’application couvrant les projets nouveaux et les biens existants. Le PER délimite les zones du territoire communal exposés aux risques naturels et prévoit les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde à mettre en oeuvre pour les propriétaires, les collectivités locales ainsi que les établissements publics. Il constitue une servitude d’utilité publique, obligatoirement annexé au PLU et s’impose à toute personne, publique ou privée, étant propriétaire ou gestionnaire d’un bien concerné.

    En ce qui concerne le risque d’inondations, il existe seulement un type de zones prescrivant des conditions particulières de constructibilité :

    il s’agit des zones dites sensibles au sein desquelles les constructions nouvelles sont soumises à études préalables et contrôles géotechniques.

    Certains facteurs aggravent le risque d’inondations via le débordement du lit d’un cours d’eau. Il s’agit de :

    Assujetti à une servitude d’utilité publique, le risque d’inondations et les zones difficilement constructibles qui y sont liées doivent impérativement être pris en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU, et plus particulièrement l’établissement du zonage et du règlement qui s’y rattache.

    3.4.3. RISQUE DE MOUVEMENTS DE TERRAIN

    Les mouvements de terrain sont des déplacements plus ou moins brutaux du sol ou du sous-sol. Ils sont fonctions de la nature et de la disposition des couches pédologiques et géologiques et dus à des processus lents de dissolution ou d’érosion, eux-mêmes favorisés en partie par l’action de l’eau mais aussi de l’homme.

    Sur le territoire de Callian, les mouvements de terrains peuvent se décliner en plusieurs types:

    Les principaux incidents ont été des effondrements survenus au niveau de la Grande Rue en 1935, 1952 et 19 ainsi qu’au niveau de la RD37 en 1988, plus précisément au niveau de son tronçon situé entre Callian et Montauroux.

    Comme évoqué précédemment, le même PER, valant PPR, que celui concernant le risque d’inondations s’applique au risque de mouvements de terrains. Des mesures restrictives existent donc en matière de construction dans les zones les plus exposées.

    En fonction de la gravité du risque, 2 types de zones existent.

    Comme son nom l’indique, les zones d’inconstructibilité sont des zones dans lesquelles les constructions nouvelles sont interdites à l’exception des ouvrages d’intérêt public (réservoirs d’eau, réseaux d’eau, liaisons de télécommunications, voies routières…). Il s’agit de zones de risques élevés et très élevés au sein desquelles des mouvements actifs affectent la stabilité du terrain ou le menacent de manière indubitable.

    Les zones dites sensibles sont des zones dans lesquelles les constructions nouvelles sont soumises à études préalables et contrôles géotechniques. Il s’agit de zones de risques moyens et faibles au sein desquelles aucun mouvements très actifs n’est décelés, la nature du sous-sol, l’aspect de surface, la topographie laissant cependant subsister un doute sur la stabilité du terrain.

    Assujetti à une servitude d’utilité publique, le risque de mouvements de terrain et les zones inconstructibles ou difficilement constructibles qui y sont liées doivent impérativement être pris en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU, et plus particulièrement l’établissement du zonage et du règlement qui s’y rattache.

    3.4.4. RISQUE SISMIQUE

    Conséquence d’une fracturation brutale des roches en profondeur ou de surface créant des failles dans le sol, les séismes se traduisent par des vibrations du sol transmises aux bâtiments. La commune de Callian est concernée par le risque de séismes. La totalité de son territoire est inscrite en zone 1a, correspondant à un niveau de sismicité faible mais non négligeable du fait qu’il peut accentuer les risques de mouvements de terrain évoqués précédemment.

    Sans dommage constaté au niveau la comme, une secousse eu lieu en 1995 dans la partie Est du département du Var ainsi que dans le département des Alpes-Maritimes.

    3.4.5. RISQUE INDUSTRIEL

    Le risque industriel fait allusion aux évènements accidentels susceptibles de se produire sur la super ou infrastructure industrielle, en entraînant des conséquences immédiates graves pour les riverains, les biens et l’environnement.

    La commune de Callian est concernée par un risque industriel. Celui-ci est lié à la traversée d’Est en Ouest du Sud du territoire communal par un gazoduc, au niveau successivement des vallons du Riou Blanc et du Haut Serminier. Le trajet de la conduite s’effectue dans une zone peu habitée, à dominante forestière, le nombre d’habitations étant inférieur à la dizaine.

    A ce jour, aucun accident n’a touché la commune.

    Aucun PPRt ne s’applique sur le territoire communal de Callian.

    Aux vues des risques encourus, des conditions spécifiques et restreintes de constructibilité devront s’appliquer et être considérées dans le cadre de l’élaboration du PLU. La présence de risques naturels et technologiques majeurs sur la commune de Callian nécessite une approche urbaine spécifique. Les zones de risques sont connues. Elles doivent faire l’objet d’un questionnement pour définir la vocation des quartiers voisins dans le futur PLU. Leurs abords doivent également être étudiés pour bâtir un projet d’urbanisme intégrant ces contraintes fortes.

    Une politique de prévention des risques sur le long terme s’avère ainsi être nécessaire. Elle implique une bonne gestion de l’usage des sols. La maîtrise de l’urbanisation permet en effet d’assurer la sécurité des personnes riveraines, tout en évitant que de nouvelles personnes soient exposées.

    En d’autres termes, la phase d’élaboration du PLU constitue un moment privilégié de réflexion qui permet de construire un projet de développement et qui, dans la même temps, contribue à minimiser l’exposition aux aléas et risques existants. Cela se traduit par : une intégration des risques naturels et technologiques dans la planification de l’aménagement du territoire communal, une cohérence avec le zonage projeté étant de rigueur ; le maintien des activités agricoles et des composantes du milieu naturel contribuant à limiter certains risques (en particulier d’inondations et d’incendies de forêt) ; la mise en place de mesures compensatoires (comme la gestion des eaux pluviales).

    4 . ANALYSE SECTORIELLE


    Coupe longitudinale du territoire communal

    4.1. CARACTERISATION DES SECTEURS

    Comme évoqué précédemment, le territoire de Callian revêt une multitude d’ambiances paysagères qui aident à la perception générale de la commune. Des extrémités septentrionale et méridionale au relief accidenté et couvert d’un tapis forestier à la plaine dont la vocation agricole est encore bien préservée, en passant par le village ancien perché ou encore les vallons plus ou moins accessibles, plus ou moins occupés, la variété territoriale semble se confirmer sur une superficie totale relativement restreinte (un peu moins de 2 550 ha).

    L’analyse paysagère distingue de multiples entités fonctionnelles et les interconnexions existantes entre elles. 5 secteurs sont ainsi dissociables. Il s’agit respectivement :

    La finalité de cette étude sectorielle est de préciser les secteurs à enjeux pour la réflexion portée sur les thématiques précédentes de développement urbain. Il ne s’agit pas d’effectuer une approche exhaustive à la parcelle mais plutôt de dégager des enjeux majeurs d’aménagement qui viendront orienter et enrichir l’élaboration du PLU.

    4.2. SECTEUR 1 : GORGES DE LA SIAGNE

    Composition territoriale

    
    Géomorphologie très accidentée : pentes abruptes (en moyenne supérieure à 50,0%, avec
    des dénivelés de 240 m) et lignes de crêtes globalement matérialisées par des
    escarpements.
    Prédominance du couvert forestier caractérisé par sa forte densité : très faible impact de
    l’homme et de son activité au niveau de ce secteur.
    Composante bâtie faiblement prononcée : présence seulement de 2 hameaux à vocation
    exclusive d’habitat (Rey de Siagne et Ferme du Bonhomme), dissimulés dans la forêt.
    Fonctionnement et équipement urbain
    RD96 : voie départementale de transit en bon état et largement dimensionnée pour le trafic
    supporté.
    Quelques voies de desserte, peu accessibles car globalement non revêtues, au niveau de
    petits hameaux.
    Aucun équipement particulier.
    Patrimoine
    Espace naturel diversifié et richesse biologique tant floristique que faunistique attestés par
    l’existence d’EBC et du SIC relatif aux gorges de la Siagne : écosystème « ordinaire » de
    moyenne montagne dans les niveaux supérieurs des flancs des gorges et écosystème de
    zone humide à l’approche du talweg. Peu d’éléments culturels bâtis décelés, exceptés 4
    ponts anciens.
    Percées visuelles remarquables alternant avec masques végétaux prégnants.
    Perspectives d’évolution
    Pas de potentiel foncier décelé.
    Secteur classé entièrement en zone naturelle (ND, NDb) au POS.
    CONSTAT MAJEUR
    Un espace forestier de grande valeur écologique et paysagère ayant conservé son caractère
    originel.
    ENJEU MAJEUR
    Dans le cadre de l’élaboration du PLU, maintenir voire renforcer les orientations inscrites
    dans le POS : zones ND, EBC.
    
    

    4.3 SECTEUR 2 : GARAMAGNES ET DEFENS

    Composition territoriale

    
    Paysage dominant de plateau : relief « apaisé » contrastant avec la dépression attenante
    des gorges de la Siagne.
    En direction du Sud, végétation gagnant en homogénéité et perdant en densité.
    Enclaves agricoles plus ou moins vastes.
    En direction du Sud-Ouest, hétérogénéité croissante en matière d’occupation des sols :
    secteurs de mitage caractérisé par des résidences pavillonnaires sur grandes parcelles.
    Fonctionnement et équipement urbain
    Deux axes de transit traversant le secteur du Nord au Sud : la RD37 et la RD96.
    Réseau viaire de desserte peu accessible car dégradé et non entretenu ou non-revêtu, mais
    étendu en raison d’un espace ponctuellement urbanisé.
    Absence d’équipement : espace urbain mono-fonctionnel à vocation strictement résidentielle.
    Patrimoine
    Espaces boisés de qualité mais relativement clairsemés.
    Parcelles agricoles d’intérêt dont oliveraies remarquables (au niveau des Baumettes et des
    Adrets).
    Peu d’éléments culturels bâtis décelés (exemple de la fontaine Fontenouilles).
    Perspectives d’évolution
    Potentiel foncier : 33,7 ha.
    1 zone NA des Touos du Puits à Cailloux : espace à dominante forestière de 22,9 ha,
    limitrophe de la RD37.
    1 zone NB densifiable (densité actuelle de 1,8 lgt/ha) avec néanmoins une incertitude quant
    à l’éloignement au centre-ville, mais attenante à la RD37.
    CONSTAT MAJEUR
    Un espace à dominante naturelle perdant progressivement sa qualité paysagère en raison
    d’un mitage non maîtrisé.
    ENJEU MAJEUR
    Dans le cas d’une densification des espaces urbanisés, concevoir des aménagements
    d’ensemble cohérents aux vues des importantes surfaces mobilisables.
    
    

    4.4. SECTEUR 3 : VILLAGE PERCHE ET SES EXTENSIONS

    Composition territoriale

    
    Noyau villageois à morphologie radioconcentrique marquée
    Piémont, véritable écrin végétal de qualité : paysage agricole relique, organisé en restanques
    (oliveraies), composant avec les bois d’intérêt local les vallons de Mailla et de la Lone.
    En périphérie du centre historique, en particulier en direction du Nord : zones d’habitat diffus,
    étendues, avec enclaves culturales.
    Fonctionnement et equipement urbain
    3 axes structurants de transit organisant la desserte des quartiers.
    Habitat diffus consommateur d’espaces et nécessitant un important réseau viaire.
    Réseau viaire de desserte très ramifié, se terminant en impasses et peu accessibles (voies
    dégradées et étroites).
    Regroupement de l’essentiel des équipements du quotidien sur le village.
    Patrimoine
    Multitude d’éléments culturels bâtis : village perché, site pittoresque dont l’église Notre-
    Dame-de-l’Assomption, le château de la Mairie, la chapelle des Pénitents .
    Interface végétale sensible sur le versant du village (EBC).
    Vues remarquables tant sur le village perché et son piémont que sur le vallon de Mailla.
    Perspectives d’évolution
    Potentiel foncier : 54,6 ha.
    1 zone NA restreinte au niveau des Touos Vignon : espace agricole relique de 2,2 ha,
    limitrophe de la RD37.
    1 zone NB très vaste et densifiable (densité actuelle de 1,9 lgt/ha), en « continuité » du
    centre-ville et limitrophe des RD37 et RD96.
    CONSTATS MAJEURS
    Un vieux village de grande valeur patrimoniale et paysagère ayant conservé sa valeur
    intrinsèque.
    &
    Des extensions récentes caractérisées par un tissu urbain peu dense et peu structuré.
    ENJEUX MAJEURS
    Préserver l’identité et le rôle central du noyau villageois.
    &
    Privilégier les opérations d’aménagement en « dents creuses » et maîtriser les extensions
    sur la partie Nord.
    
    

    4.5. SECTEUR 4 : PLAINE

    Composition territoriale

    
    Espaces agricoles remarquables et reliques bocagères persistantes.
    Ripisylve conservée, en particulier le long de la Camiole.
    Espaces d’implantation de locaux d’activités peu qualitatifs, en particulier au niveau des Terrassones,
    le long de la RD562.
    Espaces d’habitat diffus ou sous forme de lotissements.
    Fonctionnement et equipement urbain
    Carrefours accidentogènes sur la RD562, à l’intersection des chemins des Maures, du Plan Guillon et
    de Camiole.
    Habitat diffus nécessitant un déploiement important d’infrastructures.
    Réseau viaire mal hiérarchisé dans la partie Sud et peu accessible.
    Regroupement de l’essentiel des équipements touristiques existants et futurs (dont le projet de
    résidence de tourisme du Châteaude Camiole).
    Patrimoine
    Espaces agricoles de qualité.
    Ripisylve d’intérêt écologique et paysager.
    Nombreux gués préservés.
    Eléments bâtis patrimoniaux, entre autres le long de la Camiole (moulin).
    Vues remarquables tant sur la plaine agricole que le village perché.
    Perspectives d’évolution
    Potentiel foncier : 73,4 ha.
    1 zone NA restreinte au niveau des Tire-Boeuf : parcelle à vocation agricole de 3,2 ha, à l’angles des
    RD562 et RD56.
    3 zones NB plus ou moins étendues : d’une part les Mourgues à proximité des RD562 et RD56 (densité
    actuelle de 2,6 lgt/ha) et d’autre part les Gours d’Olive et les versants boisées Sud de la plaine peu
    accessible aux vues du faible niveau de desserte (densité actuelle de entre 1,4 et 2,3 lgt/ha).
    CONSTATS MAJEURS
    Une plaine agricole ayant pour partie conservée sa structure paysagère traditionnelle.
    &
    Des zones résidentielles de faible densité, peu structurées et des espaces d’activités sans réelle
    qualité architecturale.
    ENJEUX MAJEURS
    Structurer le développement du secteur par une densification des espaces bâtis et urbaniser les
    grandes unités foncières mobilisables du reste de la commune avant l’ouverture de nouvelles zones à
    urbaniser dans la plaine.
    &
    Pérenniser la vocation des espaces agricoles remarquables et atténuer les discordances en termes
    d’ambiance paysagère.
    

    4.6. SECTEUR 5 : VALLON DU RIOU BLANC ET BOIS DE L’HERMITE

    Composition territoriale

    
    Espaces vallonnés plus ou moins accidentés, en particulier au niveau du vallon des Villards
    et du secteur de Brondéry.
    Prédominance forestière.
    Composante bâtie faiblement prononcée : présence seulement de 4 hameaux à vocation
    exclusive d’habitat, dissimulés dans la forêt ou implantés au niveau d’enclaves agricoles.
    Fonctionnement et équipement urbain
    Hameaux d’habitation très peu accessibles (voies non-revêtues).
    Aucun équipement particulier.
    Patrimoine
    Espace naturel riche et diversifié (ZNIEFF).
    Nombreux gués préservés.
    Enclaves agricoles de qualité (au niveau des Villards des Granges).
    Perspectives d’évolution
    Potentiel foncier : 4,0 ha au niveau de l’extrémité Nord-Est du secteur.
    Secteur classé en zones naturelle et agricole au POS, à l’exception de l’extrémité Nord-Est
    du secteur.
    CONSTAT MAJEUR
    Une étendue forestière de grande valeur écologique clairsemée de parcelles culturales
    présentant un intérêt patrimonial.
    ENJEU MAJEUR
    Renforcer la protection de ce secteur en suspendant le développement d’une urbanisation
    peu structurée au niveau de sa limite Nord.
    De manière générale, la diversité patrimoniale, tant naturelle, agricole que bâtie, contribue à
    la préservation du caractère originel du territoire communal et surpasse encore les effets
    néfastes de l’urbanisation récente, peu cohérente et peu structurée.
    La promotion d’un urbanisme dit durable s’avère certainement être un facteur nécessaire à
    la pérennité de l’attractivité communale et pourra constituer le fil conducteur de
    l’élaboration du PLU.
    

    5 . SYNTHESE & ENJEUX Potentialités et contraintes du territoire communal

    5.1. SYNTHESE

    Le diagnostic ainsi posé révèle plusieurs points essentiels, caractéristiques de la commune et de son armature territoriale.

    Les ressources patrimoniales sont bien préservées. La vigueur et la densité des étendues forestières, recouvrant les espaces peu accessibles, imprègnent les extrémités Nord et Sud de la commune d’une atmosphère très confinée. L’activité agricole exercée sur le territoire communal recèle un caractère traditionnel s’exprimant sur les coteaux sous forme de cultures en restanques et sur certaines surfaces planes sous formes de reliques bocagères. Les éléments bâtis anciens clairsemés sur l’ensemble de la commune enrichissent le paysage : qu’il s’agisse d’une chapelle ou d’un lavoir, ils révèlent l’histoire de Callian.

    Le processus d’urbanisation récent constitue le facteur dégradant de l’image de Callian. Au delà-même de l’impact paysager généré, il cause des dommages considérables sur les espaces non bâtis. Le résultat s’observe d’ailleurs dans le paysage : parcelles agricoles résiduelles et enclavées au sein de zones d’habitation ainsi qu’espaces boisés progressivement morcelés et dégradés par le phénomène de mitage se généralisent sur l’ensemble du territoire communal. A tout cela s’ajoute une multiplication des sources de pollutions, en grande partie due aux installations d’assainissement autonome peu performantes mais beaucoup moins coûteuses que la mise en connexion au réseau d’assainissement collectif.

    Des risques majeurs sont avérés sur certains secteurs du territoire communal et sont en grande partie d’origine naturelle. Avec l‘accélération de l’extension urbaine sous des formes très peu denses et en discontinuité du bâti existant, les aléas, en particulier ceux relatifs aux feux de forêt – puisque non réglementés par un PPR –, se transforment en risques parfois élevés. Les implantations de maisons dans les espaces semis-naturels constitués de boisements, certes peu denses mais aisément inflammables, accroissent l’exposition aux risques, après les avoir générés. A cela s’ajoute bien souvent le manque d’accessibilité qui amplifie la dangerosité des évènements.

    Enjeux majeurs pour la commune

    5.2. ENJEUX

    D’ores et déjà, plusieurs enjeux peuvent amener à réfléchir sur les intentions à inscrire dans le PADD. Il s’agit précisément de :

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    Mis en ligne le 01/12/2009: commune de Callian contact@callian.fr